L’UDPS, le G7… tirent sur Jacob Zuma et Kabila

Le régime de Kinshasa cherchait des « béquilles » pour soutenir sa volonté de ne pas voir la Commission électorale nationale indépendante (CENI) organiser les élections présidentielle et législatives au plus tard fin décembre 2017 comme prévu dans l’Accord de la Saint-Sylvestre. Enfin, il les a trouvés en Afrique du Sud.

Au moment où les acteurs politiques de la Majorité Présidentielle et du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) ne se mettent pas d’accord quant à la date précise de la tenue de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté de Développement des Etats de l’Afrique Australe (SADC) ont tranché. Pour eux, il est impossible pour la RDC d’organiser des élections présidentielle et législatives à la fin de cette année. Pour le président sud-africain, Jacob Zuma, qui a lu le communiqué de la SADC « il ne serait pas possible d’organiser les élections en décembre 2017 en raison d’un certain nombre de défis à relever ». Toutefois, il a demandé à la CENI de publier le calendrier électoral révisé. Dans la foulée, la SADC a pris la décision de désigner un Envoyé spécial en RDC pour superviser le processus électoral en cours dans le pays de Patrice-Emery Lumumba. Cette prise de position de la SADC est considérée comme une déclaration de guerre par les principaux leaders du Rassop. Ils accusent la SADC, surtout Jacob Zuma, le président sud-africain, d’apporter un soutien un régime qui n’a plus que trois de survie.

Respect de la Constitution
Dans un communiqué rendu public le 21 août à Kinshasa, le Rassemblement, par le biais de Pierre Lumbi, président du Conseil des sages, rappelle que « la question de l’organisation et de la tenue des élections est réglée par la Constitution de la République et l’Accord du 31 décembre 2016, entériné par la Résolution 2348 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, auxquels reste attaché le peuple congolais ». Les opposants congolais estiment plutôt que « la SADC devrait se montrer solidaire du peuple congolais et non soutenir un individu, Joseph Kabila, qui reste l’unique et seul obstacle sur la voie de l’organisation des élections en RDC ».

La Voix de la « VSV »
Du côté des associations de la Société civile, les réactions sont presque les mêmes. C’est le cas de la Voix des sans Voix (VSV) qui soutient que la prise de position de la SADC « foule aux pieds les attentes légitimes de la population congolaise qui souhaite ardemment l’organisation des élections avant fin décembre 2017 ».
« La VSV pense que la SADC ne peut pas se substituer au souverain primaire qu’est le peuple congolais mais doit, par contre, soutenir les aspirations légitimes de ce dernier à élire ses gouvernants à tous les niveaux afin de mieux lui permettre de contribuer à l’épanouissement économique de cette sous-région ».

Thomas NABOR

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