Insalubrité : Kinshasa devient de plus en plus sale

La ville de Kinshasa fait face à l’accroissement de l’insalubrité et la dégradation de la nature qui a pris des proportions inquiétantes. Au lieu de sonner une certaine révolte populaire, cet état de choses plonge plutôt la population dans une insensibilité déconcertante. Apres les multiples états de lieux que font tous les animateurs de ce secteur, presque rien ne se fait sur terrain. Les différents responsables qui se succèdent à la direction de ce secteur ont-ils été tous incompétents ? Coins, recoins et lieux publics, espaces verts, rigoles et caniveaux, baignent dans l’insalubrité. Ce tableau sombre montre combien il y a énormément à faire pour que la ville retrouve ses marques d’antan. Ce qui étonne, c’est le silence, pire, l’indifférence des autorités compétentes. Or, dans ces endroits malpropres se déroulent des activités commerciales intenses. Par ailleurs, suite à cette situation, on note une énorme présence des épidémies ou maladies endémiques causées soit par les moustiques (paludisme), soit par d’autres voies, la fièvre typhoïde, et d’autres maladies dans la ville province de Kinshasa. Cette question mérite une réponse au regard de l’état de dégradation très avancés des infrastructures routières. Trop de déchets ménagers s’y accumulent chaque jour sans être évacués. Face aux journalistes lors de la célébration de dix ans de présence à la tête de la capitale, le gouverneur de la ville André Kimbuta s’est plaint de ne pas avoir reçu assez de fonds de rétrocession que lui doit le gouvernement central. Eu égard à ce qui précède, l’analyse générale de l’insalubrité et la stratégie de l’éradiquer à Kinshasa conduit les autorités provinciales et communales à un souhait de changement de mentalité de la population kinoise afin de prendre conscience, avec certitude, et stopper l’émergence de l’insalubrité ambiante. Depuis la fin du projet d’assainissement de la ville de Kinshasa financé par l’Union Européenne, les stations de décharges construites à cet effet sont transformées en poubelles publiques géantes et débordantes. Du coup, il lui est difficile de travailler sans moyens conséquents. Chose qu’il dit avoir dénoncé tout haut depuis le temps du gouvernement Matata. Pendant que les politiques se rejettent la responsabilité, la ville devient de plus en plus sale. Une solution urgente s’impose. A défaut d’un gouvernement compétent, n’avons-nous pas un Parlement provincial pour interpeller les responsables ? La question reste posée.
Astrid Bunga

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