La CEEAC désormais capable de faire face aux catastrophes naturelles

C’est la plus grande annonce de l’atelier régional de formation sur l’évaluation des besoins post-catastrophes (PDNA) et le cadre de relèvement (DRF) de la conférence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu du 25 au 28 avril à Libreville, capitale gabonaise. Axée sur la problématique des menaces de multiples catastrophes naturelles, cette conférence constitue une occasion de la prise de conscience des 11 Etats qui ont décidé de mettre en place des mesures préventives pour faire face à toute éventualité d’une catastrophe naturelle.
Les experts des pays membres de cette organisation sous régionale ont été formés à la méthodologie d’évaluation des dommages, pertes et besoins après une catastrophe ainsi qu’à l’élaboration d’un cadre de relèvement. Ils ont été outillés pour qu’ils renforcent les connaissances des institutions clés de leurs Etats respectifs sur la préparation et la planification du relèvement avant les catastrophes, notamment sur les éléments permettant de mener à bien un relèvement durable et résilient.
Selon le Secrétaire général adjoint de la CEEAC en charge du Département Intégration physique, économique et monétaire (Dipem), Thérèse Chantal Mfoula, c’est grâce à une synergie pluridisciplinaire que cette organisation sous régionale est devenue capable de mobiliser une équipe en 24 h en cas de catastrophe naturelle et d’y faire face. «Pendant quatre jours, vous serez édifiés, instruits, renseignés, informés et formés sur les mesures à prendre suite à la gestion d’une catastrophe, pour un relèvement durable et une préparation des décisions des gouvernements de nos Etats», a-t-elle dit. Elle a poursuivi que cette formation s’inscrit dans la droite ligne de la déclaration ministérielle de Kinshasa, en octobre 2015, sur la mise en œuvre du cadre Sendai 2015-2030. « Celle-ci recommande la mise en place de meilleurs délais d’un système d’intervention en cas de situation de catastrophe », a-t-elle expliqué.
Le Ministre gabonais de l’Intérieur qui a présidé la cérémonie d’ouverture, Lambert-Noël Matha a indiqué que le Gabon a pris conscience qu’il est exposé comme tout autre pays à travers le monde, aux menaces des multiples catastrophes liées aux phénomènes naturels tels que les glissements de terrain, les inondations et les vents violents.
Il a annoncé que des mesures préventives seront désormais privilégiées au niveau de la CEEAC car, elles valent mieux que les mesures curatives qui sont toujours plus couteuses et complexes. « Convaincu de ce que face aux nombreux fléaux, les mesures préventives valent mieux que celles dites curatives, le Gabon a pleinement pris conscience que toutes les catastrophes qui sèment la désolation dans le monde n’arrivent pas qu’aux autres », a-t-il avancé.

CN

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