La rupture était en l’air entre Vital Kamerhe, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et Jean-Bertrand Ewanga, le Secrétaire général de son parti. Désormais c’est consommé.

EN MARGE DES TRAVAUX DU DIALOGUE, «Des postes ministériels proposés aux opposants»,
Même si Ewanga dit avoir démissionné de ses fonctions du Secrétaire général et resté militant de l’UNC, d’aucuns croient que l’élu de l’Equateur est parti… pour toujours.
Démission-surprise. C’est le moins que l’on puisse dire quand l’on sait le désormais ancien Secrétaire général de l’UNC a pris part aux travaux du comité préparatoire du dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila.
Pendant que les Congolais attendent le démarrage des travaux proprement dits prévu pour le jeudi 1er septembre, Jean-Bertrand Ewanga animait un point de presse à l’issue duquel il a annoncé sa démission du poste de Secrétaire général de l’UNC, le parti de Vital Kamerhe.
Jean-Bertrand Ewanga justifié sa démission pour dénoncer « les manœuvres du pouvoir qui aurait pris le dialogue en otage». Par ailleurs, il accuse le facilitateur Edem Kodjo de partialité et dit ne pas vouloir gêner Vital Kamerhe dans sa démarche périlleuse dans ce processus du dialogue».
Poste ministériel proposé
Ewanga ne démissionne pas seulement de ses fonctions, mais il fait aussi des révélations dans une interview accordée à nos confrères du site www.actualite.cd. « (…) Je ne parle pas des apartés au Comité préparatoire. On nous a promis des ministères. On m’a proposé d’être vice Premier-ministre. On m’a même dit que les enveloppes pourront être données (…) Nos amis nous ont dit clairement que nous sommes là pour modifier la Constitution pour que le Raïs continue», dévoile-t-il.
Alors que le député Baudouin Mayo a souligné la semaine passée que l’UNC n’a jamais adhéré au Rassemblement, Jean-Bertrand Ewanga, bien qu’affirmant militer encore au sein du parti de Vital Kamerhe, contredit ses collègues. «Je suis du Rassemblement. J’ai été à Genval. Je suis parmi les géniteurs du Rassemblement. Ce n’est pas la proximité avec Katumbi. Je suis un homme libre. J’ai fait la prison. Ceux qui m’ont emmené en prison sont à leur dernier mandat. Chercher à monter une complicité pour la survie de ces gens, c’est maltraiter les Congolais. Savez-vous qu’à Makala, il y a plus de 2000 militaires originaires de l’Equateur qui sont là parce qu’ils sont de l’Equateur. Il y a des gens qui ont été amnistiés et qui sont comme pris en otage là-bas. J’ai souffert comme eux».
Discrédit sur le dialogue
Si les propos tenus par l’ancien Secrétaire général de l’UNC sont vérifiés, le moins que l’on puisse dire est qu’ils risquent de jeter un discrédit sur le dialogue politique. Ces révélations auraient été faites par un opposant qui n’a pris part aux travaux du Comité préparatoire, tout le monde parlerait de l’intox. Mais, qu’ils viennent d’un acteur politique qui a pris part aux travaux, peut susciter des interrogations.
CONGO NOUVEAU
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