Vidéos FARDC dans le Kasaï le prouve: les USA restent attentifs à la RDC

Après une pression internationale, le gouvernement congolais a décidé de diligenter une enquête après la circulation, sur les réseaux sociaux, des vidéos montrant les FARDC exécuter des présumés miliciens de Kamwena Nsapu dans le Kasaï central. Washington a été en première ligne dans cette pression.

Qui avait dit qu’avec l’arrivée de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, Washington allait se désintéresser des dossiers congolais selon un esprit « isolationniste » que laissait attendre le candidat républicain lors de sa campagne  électorale ? Le dernier dossier sur les présumés massacres dans le Kasaï central dément cette idée. Avec Paris, Washington a été à la tête d’une pression internationale qui demandait une lumière sur les faits présentés dans ces vidéos qui circulent depuis la semaine dernière dans les réseaux sociaux. Dans le village Muanza Lomba entre Mbuji-Mayi et Kananga notamment, les images montrent une incursion de l’armée congolaise « exécutant » des villageois présentés comme des miliciens de Kamwena Nsapu.
Au départ, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait parlé d’un montage d’un proche de Moïse Katumbi. Après, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Emmanuel Shadary, a parlé d’un exercice militaire des FARDC qui n’avait rien à voir avec la réalité. Et puis, le troisième membre du gouvernement, Shé Okitundu des Affaires étrangères, vient ouvrir la piste d’une enquête. Cédant certainement à la pression internationale. Avec l’arrivée de Donald Trump à la tête de la Super Puissance, il y a ceux qui estimaient que Washington allait se désintéresser des questions congolaises. Ces derniers croyaient qu’avec le départ de l’administration Obama qui, à travers son envoyé spécial, Tom Perriello, surveillait de près la question congolaise, les autorités congolaises seront enfin tranquilles. Ils faisaient foi à la politique annoncée par Trump de s’intéresser qu’aux questions américaines. Avec ce dossier des vidéos au Kasaï, l’on se rend compte que Washington n’a pas tourné le dos à la RDC en cette période cruciale qui attend la première alternance démocratique en RDC. Cela démontre que ce sont les institutions qui dictent beaucoup plus la politique américaine que des personnalités.
Pendant le mandat de Barack Obama, c’est le Congrès américain, à majorité républicaine, qui initiait plusieurs actions sur le dossier de la RDC. Aujourd’hui avec l’arrivée d’un Républicain à la tête de ce pays, bien qu’ayant promis une politique un peu « isolationniste », on voit mal les Républicains du Congrès négliger la question congolaise.

Katz.

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