Sankuru: Félix Diongo s’implique pour la paix à Dikoka

Le conflit opposant les habitants du groupement Dikoka en territoire de Katako-Kombe dans la province du Sankuru à ceux du territoire de Kimbombo dans le Maniema préoccupe jusqu’au plus haut point ce cadre de l’Eveil de la conscience pour le travail et le développement (ECT). Il invite les autorités nationales et provinciales à intervenir vite pour réinstaurer la paix entre ces deux communautés voisines qui disputent des étangs poissonneux.

De retour de cette partie du pays où il s’est rendu pour s’enrôler, Félix Diongo Okitotete se dit affecté par les traitements que les ressortissants du groupement Onguwo infligeraient à ceux de Dikoka dans leur propre terre. Ces derniers seraient interdits de pêcher dans leurs étangs situés pourtant dans leurs villages. Et ceux qui ont tenté de résister ont été agressés.
Selon des sources locales, des pertes en vies humaines et plusieurs dégâts matériels notamment des incendies de maisons ont été enregistrés.
Ce notable de Katako-Kombe fustige l’insouciance de l’autorité provinciale du Sankuru et se tourne vers les autorités nationales pour résoudre ce conflit. Il a ainsi saisi le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Shadary.
« La situation est grave et nous devons agir vite. On ne peut pas rester muet quand nos frères et sœurs sont chaque jour maltraités chez eux. J’ai été en contact direct avec le Vice-premier ministre de l’Intérieur et je lui ai exposé tout ce qui se passe là-bas », dit-il.
Soucieux du bien-être de sa base, il accompagne sa parole de l’acte et fait tout ce qu’il peut pour venir en aide aux habitants de Dikoka. « Les habitants de ces deux territoires vivent en paix depuis des lustres. En ma qualité de notable, j’ai le devoir de défendre ma communauté et de leur venir en aide comme je l’ai toujours fait », explique-t-il.
Félix Diongo soutient que des habitants du Maniema ont bel et bien dépassé les bornes en venant pêcher dans le groupement Dikoka. Par conséquent, il insiste sur la nécessité de respecter les limites des provinces en ce qui concerne, entre autres, les activités de la pêche. « Les habitants de ce groupement vivent essentiellement de la pêche et de l’agriculture. Alors, si un autre groupe de gens vient pêcher chez eux et surtout les empêche de pêcher, ce serait leur disparition. D’où mon engagement pour les rétablir dans leurs droits garantis par la Constitution de notre pays », précise-t-il.
A la question de savoir pourquoi il est le seul leader politique de Katako-Kombe à s’y impliquer, il laisse entendre que les « autres acteurs politiques ont d’autres priorités ».
D’autre part, il a posé une série d’actions palpables dans la quasi-totalité de neuf secteurs que compte ce territoire et a initié des projets d’intérêts communs dont la construction des ponts, hôpitaux et écoles. On compte aussi à son actif des initiatives d’encadrement des jeunesse notamment de projets de formation.
R. Djanya

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