Samy Badibanga a un «plan» pour la RDC

Resté silencieux depuis son départ de la Primature, Samy Badibanga (Premier ministre de novembre 2016 à avril 2017) vieux de donner de la voix. Dans une tribune publiée dans le magazine Jeune Afrique, il propose son « plan » pour sortir la République Démocratique du Congo (RDC), embourbée dans une crise politique sans nom.

Selon l’article 220 de la Constitution promulguée le 18 février 2006, les Congolais devraient se rendre en novembre 2016 pour élire leur nouveau Président de la République. Elu en 2006 et réélu en 2011, Joseph Kabila ne devrait plus se représenter pour un 3ème mandat. Pour des raisons inconnues, ce scrutin n’a pas eu lieu.
Ainsi, pour éviter une crise de légitimité, une partie de la classe politique s’était retrouvée à la Cité de l’Union Africaine afin de trouver une solution politique. A l’issue de ces assises, un gouvernement avait été mis en place. Dirigée par Samy Badibanga, ancien conseiller diplomatique de feu Etienne Tshisekedi, cette équipe a été remplacée en mai 2017 par une autre conduite par Bruno Tshibala, lui aussi issu des rangs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

Solution politique, avant la solution économique
Trois mois après, l’ancien Premier ministre a, dans une tribune publiée dans JA, souligné que « la RDC traverse une crise politique née de la non-organisation des élections prévues en décembre 2006 et que cette crise s’est doublée d’une autre : économique consécutive à l’incertitude politique, mais aussi à la chute des prix des matières premières minières et à l’assèchement des réserves de change qui provoque une inflation galopante ».
« Je suis d’avis qu’il faut commencer par trouver la solution à la première avant d’affronter la seconde », tranche Samy Badibanga. Et il propose le « plan » suivant : « Je propose donc la convocation du corps électoral en vue de la présidentielle 90 jours avant la fin de l’année, soit au 2 octobre, ce qui correspond au temps supplémentaire prévu par l’Accord et respecte la Constitution ». Pour lui, « cette convocation peut se faire concomitamment avec le processus d’enrôlement dans le Grand Kasaï pour avoir le fichier électoral à jour pour la présidentielle ».
Dans la foulée, Samy Badibanga invite la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à publier un calendrier comprenant un chronogramme précis programmant le présidentielle pour fin décembre 2017, tandis que les législatives nationales et provinciales interviendraient fin février 2018.
Bien que proche de la demande du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop), l’ancien Premier ministre devrait avoir de la jugeote pour convaincre ses compatriotes. Lui qui, il y a quelques mois tenait un discours loin de ses anciens pairs de Limete.

Thomas Nabor

 

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