Retour sur les empoisonnements alimentaires d’opposants politiques

Incontestablement, la «petite seringue» spirituelle utilisée par le méchant Chef invisible du monde pour injecter le virus du péché et de la mort dans les fesses d’Adam et Eve, en Eden, continue à résulter funeste notamment depuis le tout premier meurtre prémédité d’Abel par son hyper coléreux et jaloux frère ainé Caïn considéré comme « l’homme le plus impoli de la planète » pour avoir répondu de manière téméraire et vexatoire au Tout-Puissant, dans l’affaire de l’assassinat de son frère cadet.

Comme au jour du Patriarche Noé, à notre époque la méchanceté de l’homme abonde sur la terre et son cœur est enclin non-stop à agir avec cynisme.
Le système politique mondial se trouve être le domaine le plus touché par le virus de la méchanceté, de la criminalité et de l’intolérance.
Rien d’étonnant à cela aussi vrai que, selon l’Apocalypse johannique, le dragon expédie non-stop des « grenouilles », symbole de la propagande démoniaque, vers les rois ou dirigeants politiques de toute la terre, les tenant ainsi sous sa coupe de sorte que la commission de crimes comme les meurtres par empoisonnements, tortures, balles ne leur donnent aucune chair de poule sur la peau. Le caractère sacré de la vie apparait à leurs yeux comme un fantasme.
Dans le domaine politique, l’une des méthodes les plus fréquemment utilisées se trouve être l’élimination physique d’opposants irréductibles, d’espions à la solde de puissances étrangères et autres témoins gênants de crimes d’Etat, par empoisonnements alimentaires incognito avec le concours discret d’agents secrets, d’hôtesses ou de cuisiniers à la faveur des dîners officiels et autres festins privés offerts à leurs cibles privilégiés.
Chose pénible, il est des pays africains où empoisonner quelqu’un sans cause est devenu un simple sport, au grand mépris du caractère sacré de la vie humaine !
Exempli gratia : Des touristes en provenance de la « Suisse d’Afrique » rapportent que, dans des débits des boissons rwandais, les clients extrêmement prudents n’osent pas commettre l’erreur fatale de se servir de verres pour prendre une bière, non, mais plutôt la prennent en bouteilles décapsulées.
Besoin de se soulager du côté de l’urinoir ? Pas question de laisser sa bouteille sur la table. On va avec aux toilettes, fermée, et on revient avec, à moins de l’avoir vidée avant de faire, le petit besoin. C’est une question de vie ou de mort.
En Russie, le FSB (ex-KGB) est passé maître dans l’art de liquider « chimiquement » des opposants politiques et des espions à la solde de l’étranger.
Au moindre contact de ces substances chimiques mortelles avec la peau des personnes ciblées, l’irréparable se produit : envoi sans retour ad patres.
Aussi les plus prudents s’entourent-ils des précautions à l’occasion des banquets auxquels ils sont conviés. Il en est qui portent dedans, tout autour du corps, une fine membrane imperméable, cousue, afin de se protéger contre ce poison se dirigeant en toute vitesse vers la peau et le cœur humain à la manière des spermatozoïdes pressés de féconder un ovule dans la matrice d’une femme.
Pendant la deuxième république, au zaïre, beaucoup d’opposants politiques au pouvoir du maréchal Mobutu furent liquidés chimiquement : par empoisonnement, lors des banquets.
En effet, des mets délicieux leur avaient été servis sur des assiettes préalablement empoisonnées depuis la cuisine, par des hôtesses ou des servants bien préparés à cette sale besogne, sans éveiller la curiosité des personnes ciblées.
La suite ? Leur décès inattendu, à la grande joie du principal commanditaire de ces meurtres avec préméditation.
Deo gratia, certaines personnes ciblées l’ont échappé belle, grâce au discernement et surtout grâce au SOS ci-dessous du sage roi Salomon de l’antique Israël, sous inspiration divine.
Les 3 tentatives avortées de meurtres prémédités par empoisonnements alimentaires d’opposants zaïrois
La question taraudait les esprits à Mobutolis : « comment supprimer le prélat catholique ainsi que les deux opposants politiques charismatiques dont l’un, originaire de Kwilu et l’autre, du Kasaï-Oriental ? »
« Eureka ! », Oui, le pré carré du Président Fondateur avait enfin découvert l’astuce ; leur empoisonnement alimentaire pendant les festins.

Cible n°1 : Bernardin Mungul Koda Kombriwuta « ya Mungul »
De par son nom de « Kodia Kom » c’est-à-dire la chèvre enchainée, l’ex-gouverneur de la ville de Kinshasa vivait en permanence en homme condamné à mort d’avance.
Mais son sobriquet de « Kiwuta » (la vipère) exprimait son extrême vigilance politique et sa capacité de nuisance. N’en déplût à l’Aigle de Kawele.
Ya Mungul, de son vivant, avait le sens de l’humour. Il dénigrait incognito le maréchal dictateur, l’accusant d’avoir réduit le pays à l’état d’un « vieux camion abandonné sur des crics » !
Monté quelques fois sur un tas d’immondices dans un environnement pollué et vêtu d’un boubou à l’effigie du Président-Fondateur lui-même, au dos, Bernardin Mungul Diaka pointait son pouce derrière, en direction de l’effigie du « P.F. », disant : « Mboka eza likolo ya crics » Tala bat oba bomi mboka » (le pays repose sur des crics comme un camion déclassé ! Regardez ceux qui ont détruit ce pays-le pouce pointé derrière vers l’effigie du Maréchal-), sous les rires sarcastiques de la foule surexcitée pour avoir vite discerné qu’en fait KIWUTA dénigrait discrètement le maréchal aussitôt informé par ses canaux habituels de l’AND (ancêtre de l’ANR).
En vertu de l’adage latin « IN CAUDAM VENENUM » (du venin dans le coude) généralement rendu par cet autre adage « Rira bien qui rira le dernier », le guide de la révolution zaïroise authentique signa l’arrêt de mort de cet ex-gouverneur originaire de Kwilu.
Invité à dîner un jour avec le Maréchal à Gbadolite, et à quelques minutes seulement du début du banquet pendant lequel une hôtesse préparée à la sale besogne devait lui servir des mets délicieux et des boissons pétillantes sur des assiettes et des verres empoisonnées préalablement, très perreux d’oser refuser de manger et de boire devant le Maréchal aux yeux de Léopard braqués sur cet opposant charismatique originaire du Kwilu,-coup de théâtre-Bernard Mungul Diaka Kiwuta Koda Rom piqua soudain une crise d’épilepsie « artificielle » et bava abondamment au point de s’être fait qualifier de « Bitanga soyi », sous le regard confus du Maréchal déçu d’avoir raté sa cible.
A en croire Zadio Abraham, l’un des cuisiniers du Maréchal, originaire, lui aussi, du Kwilu, avait soufflé à l’oreille de ya Mungul, peu avant de servir les invités, en ces termes : « Mbuta, kumeka kudia madia yayi ata fioti; bo me bebisa yo » (Oncle, n’osez pas consommer ces mets ; ils sont empoisonnés).
Le maréchal ordonna donc le transfert, immédiat de Ya Mungul à Kinshasa, par un vol spécial, pour des soins en urgence. Ce qui fut fait.
Nouveau coup de théâtre à l’aéroport international de N’djili : à la descente du patient Mungul Diaka Koda Komb Kiwuta de l’avion, la crise d’épilepsie qu’il avait piquée à Gbadolite cessa net, au grand étonnement des secouristes et des membres d’équipage. A malin, malin et demi.
Ya Mungul avait vu venir la mort sur l’assiette et en homme astucieux, s’était ainsi mis à l’abri en faisant avec grand succès le malade grave souffrant d’une épilepsie « artificielle ».

Cible n°2 : Le cardinal « J.M. »
De son vivant, ce prélat catholique donnait du fil à retordre au Maréchal SESE qui décida de l’envoyer ad patres, par tous les moyens possibles.
Le père de la Nation zaïroise authentique regroupée au sein du MPR entrepris d’inviter à dîner, à Gbadolite, le prélat catholique, le cardinal « JM », en compagnie de « M.T. ».
Après un mot de bienvenue, des servants désignés à l’avance déposèrent trois assiettes sur la table autour de laquelle le Maréchal et ses deux hôtes étaient assis : une assiette avec couvert et verre pour le guide, une autre avec couvert et verre (empoisonnés) pour le prélat et une assiette avec couvert et verre pour « M.T. ».
Ayant vu venir la mort dans l’assiette placée devant lui, le cardinal « JM », en prélat catholique hyper astucieux, tint ce langage au Maréchal : « Excellence Citoyen» Président-Fondateur du MPR, Président de la République, au nom de l’authenticité zaïroise, s’il vous plait, procédons à l’échange de nos assiettes et nos verres ».
Passant de la parole à l’acte, le cardinal « JM » poussa son assiette (empoisonnée depuis la cuisine de Maréchal) en direction de « M.T. ». Au lieu que, à son tour, « M.T. » pousse la même assiette vers le Maréchal qui regardait le revirement de la situation, les yeux hagards, non, pris de honte et de peur, « M.T. » commis l’erreur fatale de se servir de cette assiette empoisonnée ! L’instant d’après, ce furent des cris de douleur, de gémissements, des vomissements, des pleurs jusqu’à ce que mort subite s’en est suivit, sur fond de peur panique à Mobutopolis pour ce meurtre en plein air plutôt programmé pour le prélat.

Cible n°3 : Le lider maximo et opposant historique Etienne
A l’occasion du décès du fils lieutenant du Président Fondateur et de ses obsèques à Gbadolite, Tshikas s’y invita, compassion et coutume bantoue obligent.
Après les obsèques, un verre et un repos étaient servis aux personnalités politiques présentes aux obsèques dont Etienne Tshisekedi wa Mulumba, leader charismatique et opposant au pouvoir dictatorial du Maréchal.
Contre toute attente, le lider maximo offrit aux zaïrois un feuilletons spectaculaire télévisé depuis le balcon du palais présidentiel de Gbadolite : Etienne vu en direct de l’OZRDT déversant au sol le contenu d’un verre qu’il tenait dans sa main droite, verre et son contenu suspectés d’avoir été « travaillés dans le laboratoire de la mort » du Maréchal c’est-à-dire empoisonnés ! Encore une troisième cible probablement ratée in extremis. De quoi replonger le Maréchal dans le deuil politique.
Le SOS du sage roi Salomon: « Si tu t’assieds pour prendre de la nourriture, avec un roi tu dois faire bien attention à ce qui est devant toi, et il faut que tu mettes un couteau à ta gorge si tu es propriétaire d’un désir de l’âme. Ne te montre pas saisi de convoitise pour ses mets délicieux, car c’est une nourriture de mensonges », avertir le roi Salomon en proverbes vingt –trois : versets un à trois oui, une nourriture mensonges susceptible de vous expédier dans le Schéol.

Dieudonné KITOKA MILONGA/CP

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