Rentrée parlementaire ou rentrée inutile ?

Députés et sénateurs retrouvent le chemin du Palais du peuple ce vendredi 15 septembre. Mais, il est moins sûr que les deux matières essentielles (loi budgétaire 2018 et loi sur la répartition des sièges) qui devaient donner grande utilité à cette rentrée, soient finalement abordées dans les trois mois.

La session de septembre s’ouvre ce vendredi à l’Assemblée nationale et au Sénat. Normalement, députés et sénateurs devraient examiner et adopter le projet de loi de finances 2018, lors de cette session qui traditionnellement, se veut budgétaire.
Par rapport aux enjeux électoraux, cette session devrait être celle de l’examen et adoption de la loi électorale.
Malheureusement, ni l’un ni l’autre n’est à envisager. Il est moins sûr que ces deux matières essentielles qui devaient donner grande utilité à cette rentrée soient finalement abordées dans les trois mois.
La loi de finances 2017, promulguée à la moitié de l’année, peine à être appliquée. Allusion notamment au taux de 142 francs le dollar, pour le salaire des agents et fonctionnaires de l’Etat. Le député UNC (Union pour la nation congolaise) Crispin Bindule préparerait, dans ce sens, une motion contre le Premier ministre, Bruno Tshibala. En plus de la « promesse non tenue » de l’amélioration des conditions sociales du peuple.
Alors que le budget 2017 reste encore à réunir, il est peu probable que le gouvernement soit déjà en mesure de proposer un projet de loi de finances 2018. Bruno Tshibala n’est pas encore repéré au Bureau de l’Assemblée nationale pour ce faire. A la Primature, les échos quant à sa préparation ne viennent pas encore.

Pas de loi électorale avant la fin totale de l’enrôlement
A défaut d’être budgétaire, cette session pouvait au moins être électorale. C’est-à-dire, celle susceptible de donner à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) les instruments juridiques pour la tenue des élections présidentielle et législatives. Mais, il s’avère désormais de plus en plus difficile d’organiser les joutes électorales avant la fin de l’année. La CENI n’a pas encore fini les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs. Si partout ces opérations sont presque finies, dans les Kasaï, Kasaï Central et deux territoires de la Lomami (Kamiji et Luilu), elles viennent de démarrer que cette semaine. Et il faudrait, à cet effet, attendre trois mois. Sans un fichier électoral complet, pas de projet de la loi électorale à traiter, d’autant qu’il faut répartir proportionnellement les sièges dans différentes circonscriptions électorales. Même si le Rassemblement voudrait qu’il se tienne uniquement la présidentielle qui n’a pas besoin de répartition des sièges.
Devant ce tableau, cette session parlementaire qui devait être utile par rapport aux enjeux de l’heure de la nation pourrait finalement s’avérait inutile.

CN

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