Projet de loi sur les statuts des anciens présidents: la preuve du départ de Kabila

A un mois du dépôt de candidatures pour la présidentielle, quelques signaux commencent à apparaître quant à l’avenir politique de l’actuel président de la République.

Partira, partira? C’est la question pleine d’inquiétudes que la majorité des Congolais se posent depuis trois ans au sujet de l’avenir politique de Joseph Kabila, lui qui a, depuis 2016, épuisé son deuxième et dernier mandat à la tête du pays.
De passage dernièrement au Canada, le Premier ministre, Bruno Tshibala, a confirmé que Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat. Mais cette déclaration, bien qu’émanant d’un chef du gouvernement, n’a pas impressionné l’opinion quand on sait que même des cadres de la Majorité présidentielle ne savent toujours pas ce qui est dans la tête de leur autorié morale.
Le Comité laïc de coordination (CLC), qui reste dibutatif, somme l’actuel président pour lever toute équivoque quant à son avenir avant le 30 juin. Emmanuel Macron, Joaõ Lourenço et Paul Kagame insistent sur le respect de l’accord de la Saint Sylvestre qui note que l’actuel chef de l’Etat ne doit pas se représenter aux prochaines élections.
Les dernières semaines, une polémique autour du gymnastique juridique de Jean-Cyrus Mirindi ont fait rage. Ce dernier soutenait que le chef de l’Etat actuel peut se représenter à la présidentielle sous pretexte qu’on ne devrait pas comptabiliser la première élection de son chef du parti en 2006 car elle a été au terme de deux tours.
La modification de l’article 71 qui a éliminé les deux tours en 2011 bouscule les dispositions constitutionnelles vérrouillées et donc permet à JKK de se représenter encore, soutenait-il.
Dans la foulée, la nomination de deux proches de Joseph Kabila à la Cour constitutionnelle a été vue comme une démarche tendant à valider cette thèse sortie de nulle part.
Mais depuis la circulation d’un audio dans lequel on peut écouter Mirindi faire le compte-rendu de sa démarche à Jean Mbuyu, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, plus personne n’en parle.
La convocation d’une session extraodinaire au Parlement sur demande du chef de l’Etat qui traitera, entre autres, du projet de loi sur les statuts des anciens chefs de l’Etat peut apaiser les esprits suspicieux.
L’exhumation de ce projet législatif est, pour certains, la preuve que Joseph Kabila quittera effectivement le pouvoir en ne se représentant pas. L’intéressé va-t-il, dans son discours sur l’état de la Nation prévue pendant cette session extraodinaire, faire l’annonce de son départ? Le suspense reste entier.
CN

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