Processus électoral : le MR prêt à adhérer à une plateforme électorale

Lancé le 16 décembre, les rideaux du conclave du Mouvement pour le Renouveau (MR) sont tombés vendredi 30 décembre 2017. Au terme de ces assises, les participants ont opté pour la création ou l’adhésion à une plateforme électorale en vue de maximiser les chances de remporter les sièges à tous les niveaux.

Lucien Isekemanga, Secrétaire général du MR qui a clôturé ces travaux a rassuré que toutes ces recommandations qui en découlent seront mises en œuvre en vue de « redynamiser le parti ».

« Certes, un parti politique est une œuvre humaine, et en tant que tel il n’est pas à l’abri d’erreurs mais, nous devons faire de nos erreurs une force pour nous améliorer et aller de l’avant », a déclaré Clément Kanku dans son message lu par un de ses membres du cabinet. Le président du MR estime qu’il faut bannir dans les esprits des membres du parti, la fatalité et le découragement. Pour ce faire, il serait mieux de persévérer dans les entreprises et toujours viser haut, en cherchant l’excellence, innover et surtout rester ambitieux.
Le Congo étant à la croisée des chemins, le peuple attend du MR d’être à la hauteur de ses atteintes. Pour cela, la participation active à toutes les activités qui iront dans le sens de lui redonner sa liberté d’expression, de choisir ses dirigeants et de se réapproprier son destin.

Le projet de société « Fungola » trouve tout son sens et invite chaque membre du parti de s’en approprier.

Clément Kanku plaide pour l’application de la « politique de fourmi » et de l’araignée en même temps afin de sensibiliser le plus grand nombre. Il invite les membres à faire face à toutes les éventualités, et se préparer à affronter les échéances électorales.
« Ne soyons pas distraits, restons vigilants et alertes », a-t-il interpellé.

Recommandations
Au sujet des élections, il a été décidé que les témoins pour plus de transparence, proviennent du parti. Normalement, c’est toute une commission qui doit s’occuper des prévisions budgétaires des élections.
A ce titre, il a été proposé que l’exécutif s’en occupe, mais en collaboration avec la commission électorale du parti.

Quant au criterium, le candidat doit être régulier aux activités, être populaire, rassembleur et avoir une maîtrise de la cartographie électorale de sa propre circonscription. Il doit aussi avoir une conduite morale et un comportement irréprochable au niveau de sa base, être hors antécédent judiciaire, avoir une source de revenu stable, être capable de composer son état-major au moins quatre mois avant dépôt de sa candidature au niveau de la cellule.
Concernant l’orientation de la campagne électorale, la fiche de chaque candidat doit comporter tous les symboles du parti et celle de la plateforme. Et le candidat lui-même doit juger le discours consommable du public. Ladite commission propose à ce que la campagne électorale soit collective pour tous les candidats du MR. L’option était levée pour que les candidatures circonstancielles ne soient recrutées en cas où le MR n’a pas couvert l’ensemble de la République.
Le programme électoral prévoit le dépôt des candidatures du 1er au 15 février 2018. Du 21 avril au 20 mai, c’est la publication de la liste définitive de tous les candidats retenus. Il faut signaler que le parti compte postuler à toutes les étapes des élections les niveaux.
La sous-commission d’évaluation de son côté, a travaillé sur base de deux approches, c’est-à-dire quantitatif et qualitatif. Pour 2017, il a été relevé vingt-trois activités organisées par le parti, qui s’avère insuffisant. « Quel intérêt chaque membre donne à une activité et quel est son apport ? », s’est interrogé la sous-commission. Elle a également déploré la violation des dispositions statutaires en commençant par le Président national, le SG et SGa.
A la question de savoir pourquoi redynamiser le parti et pour quel résultat, la sous-commission suivant répond que c’est pour rendre le parti très actif et plus visible. Car il a été constaté une sorte la léthargie totale, surtout après la sortie du Gouvernement et le déplacement du Président vers l’étranger. Au-delà de tout ceci, certains membres ont été pris par le découragement. Toutefois, l’échec est collectif et chacun doit avoir le courage d’assumer ses responsabilités.

Judith Asina

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