Olengankoy contre Lumbi : la CENCO mise à l’épreuve

Alors que les travaux des discussions directes au niveau du Centre interdiocésain semblent être bloqués en ce qui concerne le mode de désignation de Premier ministre, les Evêques qui assurent la médiation doivent faire face à une nouvelle crise au sein du Rassemblement. La plate-forme née en juin 2016 à Bruxelles est dirigée actuellement par deux présidents du conseil des sages.
Jeudi 3 mars tous les médias annoncent la désignation de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi, respectivement en qualité de Président du Rassemblement et Président du conseil des sages. Ce dernier deviendra automatiquement président du Comité National de Suivi de l’Accord (CNSA). Viendra 4 mars, Bruno Tshibala, porte-parole du Rassemblement, installe Joseph Olengankoy en qualité du Président du Conseil des sages.
Martin Fayulu, Joseph Olengankoy, Lisanga Bonganga, Dr Kabamba candidats au poste du Président du Conseil des sages ont critiqué la manière dont se sont déroulées les élections qui ont abouti à la désignation de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi. Tous ont dénoncé le manque de consensus pour la désignation de deux personnalités ci-haut citées.
Bruno Tshibala parle de la tricherie
Dans son discours intronisant Joseph Olengankoy, Bruno Tshibala a rappelé qu’il était désigné porte-parole du Rassemblement à Genval par Etienne Tshisekedi. Et qu’à ce titre, il est la seule personne habileté, après la mort du président du Conseil des sages, à convoquer une réunion de la plate-forme.
Dans la foulée, Bruno Tshibala avait rappelé qu’au niveau du Bureau du Rassemblement, on attendait la candidature de Pierre Lumbi pour remplacer le député Charles Mwando au Conseil des sages et non comme candidat président du Conseil des sages. « Ce qui s’est passé à Limete est une tricherie », a-t-il conclu. Exclu de l’UDPS, Bruno Tshibala continue à rappeler qu’il avait été établi par Etienne Tshisekedi.

Pierre Lumbi contesté devant les Evêques
Pendant que Joseph Olengankoy était en train d’être installé, Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi – accompagnés de quelques cadres du Rassemblement – rencontraient les Evêques. La CENCO a, à l’occasion, remis la fameuse lettre laissée par Etienne Tshisekedi (dans laquelle il aurait mentionné le nom du Premier ministre) à Félix Tshisekedi.
Cependant, cette rencontre a été émaillée d’un incident. Présents dans la délégation qui s’était rendue au Centre interdiocésain, Valentin Mubake (de l’UDPS) et Lisanga Bonganga (Allié de l’UDPS) ont contesté Pierre Lumbi devant les Evêques. Des sources renseignent que les princes de l’Eglise ont demandé à la délégation de trouver un compromis sur ce sujet.
Comment résoudre la guerre de leadership née au sein du Rassemblement alors que tout le monde voyait le bout du tunnel avec la désignation de Pierre Lumbi afin de succéder à Etienne Tshisekedi ? Selon plusieurs cadres du Rassemblement, c’est la désignation de Pierre Lumbi qui pose problème et non celle de Félix Tshisekedi.
Pour débloquer la situation, certains analystes estiment qu’une alternative se présente au niveau de Limete. « Comme le problème s’appelle Lumbi, Félix Tshisekedi, pour honorer la mémoire de celui qui s’était battu pour obtenir l’application de l’Accord du 31 décembre 2016 devrait le sacrifier et donner ce poste à un autre cadre de la plate-forme », explique un cadre du Rassemblement pro-Limete.
Il faut dire que même au niveau de l’UDPS, certains combattants n’acceptent pas d’avaler la pilule. Pour eux, Etienne Tshisskedi, ne peut pas être remplacé par un kabiliste. « Ce serait une insulte contre la mémoire et le combat politique mené par Etienne Tshisekedi », murmure-t-on à la 10ème Rue/Limete.

CN

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