Okundji et AGI s’entêtent, ils veulent arnaquer la République

Rien, alors rien ne semble arrêter le ministre des Postes, télécommunications et Nouvelles technologies de l’Information et de la communication, Emery Okundji, dans son macabre projet visant à saigner à blanc le Trésor public. Le 17 mai 2018, le tout puissant ministre ne s’est pas empêché de publier sur son compte Twitter l’audience qu’il accordé aux représentants de la controversée AGI, l’entreprise à qui il a offert un juteux contrat d’au moins USD 30 millions de revenu chaque mois. « J’ai accordé dans mon cabinet de travail, une audience aux responsables de l’entreprise AGI TELECOM. L’objet de la rencontre était sur la matérialisation de la mise en place d’un mécanisme de contrôle des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications en RDC », a publié Emery OKundji Ndjovu sur son compte Twitter le 17 mai 2018 à 3h8’.

Alors que plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer à la fois la forme et le fond du contrat signé avec AGI, Emery Okundji s’en fout. Le ministre est déterminé à appliquer ce contrat signé en toute irrégularité et illégalité. Il maintiendrait même une pression terrible sur les opérateurs télécoms afin de les pousser à coopérer avec AGI, alors que ces derniers subissent une mission de contrôle en cours par un autre opérateur sous contrat avec l’Etat. Un désordre, une mafia… savamment bien entretenus par le patron du secteur lui-même.
Premièrement, Okundji a sapé son collègue des Finances, engageant ainsi tout seul la République devant ses copains d’Africa general investment -AGI, ce qui viole les textes légaux fixant modalités de fonctionnement et de collaboration entre les membres du Gouvernement. Deuxièmement, le ministre aux PT-NTIC a signé un contrat portant sur le contrôle des flux des opérateurs télécoms alors qu’il existe déjà un autre opérateur exerçant aux mêmes fins sur le même marché et dont le contrat avec la République court encore… Troisièmement, Okundji s’est permis, tout seul, encore une fois, à rémunérer AGI sur chaque minute d’appel, chaque sms et trafique data, au lieu de le rémunérer comme aviseur afin de booster les recettes du Trésor public. Selon l’annexe au projet, AGI gagne 1.15 cents sur chaque minute d’appel et 1 cent sur chaque sms. Aussi, il devrait gagner les 5% du volume de trafic data de tous les opérateurs.
Ainsi, tout calcul fait, selon les données statistiques des flux des opérateurs publiées par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo -ARPTC-, AGI va se taper chaque mois, au moins USD 30 millions. Sans fournir aucun effort. Selon le contrat signé, l’ARPTC doit augmenter les prix des appels et de sms. Le surplus aux prix actuels constituent le bénéfice ou la rémunération d’AGI. Le simple fait que cet opérateur récoltera les CDRs auprès des entreprises télécoms lui vaut USD 30 millions chaque mois alors que le trésor public peine à réunir USD 2.5 millions sur les déclarations bimensuelles de chiffre d’Affaire.
Jadis deuxième secteur pourvoyeur des recettes non fiscales à l’Etat, le secteur des télécoms, aujourd’hui l’ombre de lui-même par faute d’un leadership compétent, risque avec ce contrat, devenir le premier secteur d’enrichissement illicite et gratuit d’un opérateur qui n’existe nulle part au monde mais dont on vante les mérites dans le domaine de la lutte contre la fraude dans les télécoms.
Les plaintes du ministre des Finances qui a été totalement zappé dans cette entreprise mafieuse n’ont trouvé aucun écho. Son collègue aux PT-NTIC, motivé par son gain personnel, est plus que jamais déterminé à réussir un passage en force avec l’appui de certaines forces du mal. Sous d’autres cieux, pareil acte d’un ministre vaut licenciement sans préavis. Mais en RD-Congo, tout le monde regarde et personne ne dit mot. Une fois de plus, c’est le simple citoyen qui paie la facture. Avec un pouvoir d’achat déjà faible et décrié, le congolais moyen est hélas, une fois de plus, forcé de contribuer de force à enrichir des sujets étrangers cachés derrière une mafia…avec la complicité des certains RD-congolais.

CN

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