OGEFREM: Des travailleurs étalent la gestion calamiteuse de Patient Sayiba

Dans un mémorandum publié en marge de la commémoration du 38ème anniversaire de l’Office de Gestion du Fret Multimodal « Ogefrem », des agents et cadres de cet établissement public ont dézingué le Directeur général Patient Sayiba Tambwe. Après avoir fait leur propre évaluation de sa gestion, ils estiment que son bilan est largement négatif et que par conséquent, il doit dégager.

Alors que le comité de gestion a présenté ce qu’il considère comme des réalisations positives, ce groupe de travailleurs qui se font appelés de « nationalistes » affirme le contraire.
Pour eux, l’actuel directeur général a lamentablement échoué et comparé à ses prédécesseurs, il n’aura rien laissé de bon.
Soutenant souffrir de voir leur établissement public sombrer du fait de « l’amateurisme de ceux qui le dirigent », ils ont fait de révélations accablantes qui font suite aux deux mémorandums qu’ils ont récemment largués.
Dans cette troisième missive dont une copie a été emportée par un vent généreux sur la Rédaction de Congo Nouveau, ces lanceurs d’alerte reviennent à la charge pour charger de la plus belle des manières leur Directeur général.
De la réduction du volume d’activités de la Représentation de l’OGEFREM à Anvers en Belgique attribuée au paiement sur le territoire congolais, des droits dus à l’OGEFREM par tous les armements, à travers leurs agents maritimes et transitaires aux rapports tumultueux entre le DG et DGA, en passant par le manque d’un plan marketing pour la rentabilisation des parcs à bois et à véhicules de l’OGEFREM situés dans la ville portuaire de Boma, rien n’a été oublié.
Ils ont recensé tous les actes de gestion qui de leur point de vue, ne cadrent pas avec la bonne gestion. Ainsi, ils ont par exemple fustigé la création de la fonction de Coordonnateur qui selon eux, ne figure nulle part dans les textes légaux qui régissent leur entreprise.
« Coordonnateur, c’est la nouvelle fonction créée par l’actuel Directeur Général, qui n’est pas prévue dans l’organigramme de l’Office. Celui qui est nommé comme tel n’est autre que Monsieur Lems KAMWANYA, prestant jadis dans une structure du Ministère des Transports et Voies de Communication, de laquelle on l’a fait partir pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer ici. Après avoir échoué de le faire engager comme Cadre de direction par le Conseil d’administration, Monsieur SAYIBA fait prester l’intéressé sous un contrat de Consultance, aux fonctions d’Assistant du Directeur Général. Situation « sans précédent » au niveau de l’Office. Au point où l’intéressé instruit même des directeurs », dénoncent ces agents.

Dysfonctionnement de l’Office
Ces travailleurs sont très opposés à l’attribution, sans l’aval du Conseil d’administration, de la gestion de la FERI à un mandataire chinois sans expérience dans la gestion d’un bordereau de cargaisons, qui n’a pas d’agents portuaires, et qui est obligé de travailler avec des agents portuaires de FRABEMAR. « De ce fait, cette dernière continue à percevoir la FERI et retient à la source la quote-part de l’OGEFREM, pour l’apurement total d’une dette de près de EUR 1.500.000. Il importe aussi de signaler que le nom « FERI » est une marque déposée de FRABEMAR. L’OGEFREM, avec le changement de mandataire, sera obligé de chercher une autre appellation, quitte à reprendre à zéro le marketing du nouveau produit auprès des opérateurs économiques, sans compter sur la réaction de ces derniers », révèlent-ils à ce propos.
Dans ce mémo, les agents de l’Ogefrem accusent aussi le DG Patient Sayiba de favoritisme, effacement des traces de l’histoire de l’immeuble de l’OGEFREM à Kinshasa, Gabegie financière, léthargie, maladresses et de nombreux autres griefs. « A son entrée en fonction, Monsieur SAYIBA semblait ignorer les exigences administratives relatives aux correspondances adressées à la haute hiérarchie du pays. Il s’adressait déjà en son temps à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, sans en avoir le droit. Et la plus grande maladresse dans ce domaine, c’est de s’être adressée directement au Chef de l’Etat pour le fameux prix FORBES « acheté », obligeant ainsi la Tutelle à lui coller un blâme sévère. En fait, les lacunes trainées pendant des années d’une carrière douteuse, finissent toujours par se manifester au grand jour, au point de gêner certainement ceux qui ont proposé sa nomination », peut-on y lire.
Et à ces agents de conclure qu’ils ne doutent pas que le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication, en attendant l’exécution de la mission qu’il a diligentée, « finira par prendre des mesures déjà à partir du Rapport de mission du Président du Conseil d’Administration de l’OGEFREM, qui pourra suffisamment l’édifier sur le dossier Kasumbalesa, et pour les USD 3.000.000 affectés aux travaux qui ne se sont jamais effectués ». Lire ce mémo en intégralité.
CN

 


MEMO N° 3 A L’ATTENTION DES HAUTES AUTORITES DE LA R.D. CONGO

LA GESTION CALAMITEUSE DE Mr Patient SAYIBA TAMBWE
De « A » à « Z »

 

 
L’Office de Gestion du Fret Multimodal, « OGEFREM » en sigle, vient de fêter son 38ème anniversaire, dans une ambiance morose, au point d’amener certains agents à se demander si l’Office est vraiment « en fête » ou « en deuil ».

Dans ses propos, l’actuel Directeur Général de cet établissement public a eu des difficultés de convaincre par ses réalisations. Le bilan présenté n’est pas reluisant, au regard des actions et réalisations de ses prédécesseurs qui parlent aujourd’hui en leur faveur.

Pour rappel et à titre d’échantillon, Ya MUTUALE a eu le mérite de faire démarrer et d’imposer l’OGEFREM, en tant que premier dirigeant. KIYANGA a acquis un patrimoine propre à l’OGEFREM (Botour, Mbingu, Terrain de l’actuel siège social, etc), MBATSHI a maintenu l’Office malgré les pillages qui l’ont touché, Mme MAYUMA a relancé l’Office après une période de crise, et a créé la FERI, Emile NGOY a rentabilisé la FERI et installé les parcs à bois et à véhicules, KIKWA a accru la valeur patrimoniale de l’OGEFREM en construisant à Kinshasa, Bukavu, Lubumbashi, Matadi, Lufu, et a accordé à l’Office une grande visibilité. Qu’a fait alors Patient SAYIBA ?

En plus, comme dit et décrit dans nos deux précédents mémos, rien ne va à l’OGEFREM de Patient SAYIBA. En nationalistes, et souffrants de voir cet important établissement public sombrer du fait de l’amateurisme de ceux qui le dirigent, nous nous sommes fait le devoir de présenter dans les lignes qui suivent, notre évaluation de la gestion du Directeur Général Patient SAYIBA TAMBWE, de « A » à « Z ».
A. Comme « ANVERS ». La Représentation de l’OGEFREM à Anvers en Belgique, a vu son volume d’activités se réduire au fil des années, du fait du paiement sur le territoire congolais, des droits dus à l’OGEFREM par tous les armements, à travers leurs agents maritimes et transitaires. C’est ainsi que les prédécesseurs de Monsieur SAYIBA n’y ont laissé qu’une seule unité. Certains ont même envisagé carrément de fermer cette entité pour la même raison évoquée ci-haut. Cependant, à la surprise générale, l’actuel Directeur Général de l’OGEFREM vient d’y affecter sa petite sœur qui va rejoindre son poste après son actuel tour de « formation » qu’elle effectue au siège. Une preuve de plus des affectations fantaisistes qui ne tiennent pas compte des besoins réels de l’Office.
B. Comme « Boma ». Depuis son entrée en fonctions, l’actuel Directeur général de l’Office n’a conçu aucun plan marketing pour la rentabilisation des parcs à bois et à véhicules de l’OGEFREM situés dans la ville portuaire de Boma, dans le Kongo Central, car ses priorités sont ailleurs. Ces infrastructures installées par le Prof E. NGOY, semblent à ce jour comme moins rentables, alors qu’elles peuvent être redynamisées. Les encaissements qui y sont effectués ne peuvent même pas couvrir la paie des agents qui y prestent. C’est ainsi que le mur de l’un des parcs qui s’est écroulé, tarde à être réparé du fait du manque de moyens au niveau de l’entité, et du caractère exorbitant du coût des travaux, autrefois estimés à USD 120.000, et déjà qualifiés d’excessifs en son temps, sont aujourd’hui envisagés à USD 2.000.000.
C. Comme « Coordonnateur ». C’est la nouvelle fonction créée par l’actuel Directeur Général, qui n’est pas prévue dans l’organigramme de l’Office. Celui qui est nommé comme tel n’est autre que Monsieur Lems KAMWANYA, prestant jadis dans une structure du Ministère des Transports et Voies de Communication, de laquelle on l’a fait partir pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer ici. Après avoir échoué de le faire engager comme Cadre de direction par le Conseil d’administration, Monsieur SAYIBA fait prester l’intéressé sous un contrat de Consultance, aux fonctions d’Assistant du Directeur Général. Situation « sans précédent » au niveau de l’Office. Au point où l’intéressé instruit même des directeurs.
D. Comme « Dysfonctionnement de l’Office ». Les différents rapports et autres correspondances des entités et des directions du siège ne sont pas exploités au niveau de la Direction générale, concentrée plutôt dans des règlements des comptes et dans des voyages. Et pour les documents qui sont exploités, les annotations, parfois risibles, surprennent les cadres de directions qui malheureusement ne peuvent plus s’exprimer librement, du fait du régime de terreur instauré par Monsieur SAYIBA.
E. Comme « Effacement des traces de l’histoire de l’immeuble de l’OGEFREM à Kinshasa ». Plusieurs agents ont été scandalisés de voir l’actuel Directeur général de l’OGEFREM ordonner qu’on enlève le long des couloirs, toutes les photos portant sur l’histoire de la construction du bâtiment de l’OGEFREM. Même la photo du Chef de l’Etat coupant le ruban symbolique, jadis placée dans le hall d’entrée de l’immeuble, a été enlevée. Fait inadmissible. Tout simplement puisqu’il y a des personnes que Monsieur SAYIBA ne supporte pas qui s’y retrouvent, ou peut-être que cet homme imbu de lui-même et complexé, se gêne que l’on voie clairement qu’il trône en maître absolu dans un édifice qu’il n’a pas construit. Il y a peu, il a ordonnée qu’on enlève la plaque qui signalait que l’immeuble a été construit avec l’assistance financière de FRABEMAR.
F. Comme la « FERI ». Produit phare de l’OGEFREM pendant les quinze dernières années, la FERI a été conçue par Mme MAYUMA, rentabilisée par le Prof Emile NGOY, consolidée par Anatole KIKWA. A ce jour, sans l’aval du Conseil d’administration, la gestion de la FERI vient d’être confiée à un mandataire chinois sans expérience dans la gestion d’un bordereau de cargaisons, qui n’a pas d’agents portuaires, et qui est obligé de travailler avec des agents portuaires de FRABEMAR. De ce fait, cette dernière continue à percevoir la FERI et retient à la source la quote-part de l’OGEFREM, pour l’apurement total d’une dette de près de EUR 1.500.000. Il importe aussi de signaler que le nom « FERI » est une marque déposée de FRABEMAR. L’OGEFREM, avec le changement de mandataire, sera obligé de chercher une autre appellation, quitte à reprendre à zéro le marketing du nouveau produit auprès des opérateurs économiques, sans compter sur la réaction de ces derniers.
G. Comme « Gabegie financière ». L’audit de la gestion de l’OGEFREM vivement souhaité, révèlera certainement beaucoup des choses sur la gestion des finances de l’Office. En plus des dépenses de prestige et d’endettement excessif de l’Office évoqué dans nos précédents mémos, l’on continue à enregistrer des faits qui s’éloignent de toute orthodoxie financière. A titre illustratif, deux agents proches du dirigeant de l’OGEFREM, l’on accompagné au Katanga pour la première tentative de lancement des travaux du Port Sec de Kasumbalesa, faisant ainsi partie de la colossale mission qui s’y est rendue et pour laquelle plus de USD 50.000 ont été dépensés, sans que le Chef de l’Etat ne se déplace vers le Katanga. La cinquantaine des personnes ayant fait partie de cette mission se sont déplacées inutilement, entrainant une perte pour l’Office alors qu’il suffisait tout simplement de se renseigner au Protocole d’Etat pour s’aligner sur le programme du Chef de l’Etat. Deux agents sont restés pendant plus d’un mois à l’hôtel KARAVIA aux frais de l’Office, délocalisant ainsi vers Lubumbashi la chaîne de dépenses-car les deux en font partie- attendant que le Chef de l’Etat se rende au Katanga. Ceci ne nous surprend pas quand l’on apprend que les USD 3.000.000 de prêt contracté pour les travaux de Kasumbalesa ont plutôt servi à autre chose.
H. Comme « Hypothèque des immeubles de l’Office ». Tous les immeubles de l’Office ont été hypothéqués pour couvrir la dette de plus de USD 20.000.000 que traîne actuellement l’OGEFREM. Et cette procédure s’est effectuée sans passer par le Conseil d’Administration, qui semble être désarmé au vu des soutiens de Monsieur SAYIBA au Cabinet du Chef de l’Etat. Le patrimoine de l’Office est ainsi exposé, pour des crédits de consommation et non d’investissements, que l’Office ne pourra honorer à long terme comme en témoignent les paramètres actuels.
I. Comme « Indiscipline ». Ne demandez pas à un médecin de servir comme juriste, et ne demandez pas à un juriste qui ne maîtrise déjà pas le droit, d’être un grand gestionnaire, respectueux des instructions de sa hiérarchie. L’actuel Directeur Général de l’OGEFREM, est malheureusement l’un des mandataires qui brillent par une indiscipline sans précédent, caractérisée entre autres par des sorties non autorisées par son ministre de tutelle. L’intéressé s’était lancé dans la quête des Ordres de missions auprès des autres structures, sans bénéficier de l’autorisation du Vice Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication. Heureusement que ce dernier s’est imposé (bien que tardivement) pour mettre de l’ordre, jusqu’à demander à la DGM de faire respecter la loi en la matière en empêchant au concerné de sortir sans son autorisation. Il ne restait que de voir Monsieur SAYIBA sur un ordre de mission du Ministre des sports pour un match des Léopards à l’étranger, pourvu qu’il voyage.
J. Comme « Jemsi MULENGWA ». Seul rescapé de l’ancien Conseil d’administration de l’OGEFREM, donc seul à posséder la matière, le Président de cet Organe doit certainement souffrir de voir les décisions du Conseil ne pas être exécutées, comme c’est le cas pour l’interdiction de signer des contrats de mandats qui n’est tout simplement pas respectée. C’est le cas du contrat avec les chinois pour la gestion de la FERI, qui serait exclusivement négocié, géré et signé par la Direction Générale. Le concerné s’est rendu récemment à Lubumbashi, où les agents auraient reçu l’ordre de ne pas le recevoir. S’étant déplacé ensuite vers Kasumbalesa, l’honorable Jemsi s’est rendu certainement compte des réalités du « Dossier Kasumbalesa ».
K. Comme « KASUMBALESA ». Comme dit dans nos précédents mémos, le projet Port sec de Kasumbalesa, dont les travaux ont été lancés par le Chef de l’Etat, n’est pas avancé d’un pas. La mission d’évaluation diligentée par le Vice Premier Ministre José MAKILA et à laquelle doivent prendre part un de ses Conseillers ainsi que des membres du Conseil d’administration, est bloquée par la Direction générale de l’Office, évoquant des raisons de trésorerie, alors que l’on apprend que ce blocage a été opéré en attendant l’aboutissement des démarches d’obtention auprès du Cabinet du Premier Ministre, d’une lettre qui devrait geler la mission pour « raisons de tracasseries ».
L. Comme « Léthargie ». Très visible, la léthargie qui s’est installée à l’OGEFREM a tout simplement « fonctionnarisé » son personnel. Et comme cet établissement public a actuellement un effectif pléthorique, on peut se rendre compte de la flânerie de plusieurs agents, et de la sous-occupation des Directeurs, qui reçoivent rarement un « retour » des dossiers envoyés à la Direction générale.
M. Comme « Maladresses ». A son entrée en fonction, Monsieur SAYIBA semblait ignorer les exigences administratives relatives aux correspondances adressées à la haute hiérarchie du pays. Il s’adressait déjà en son temps à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, sans en avoir le droit. Et la plus grande maladresse dans ce domaine, c’est de s’être adressée directement au Chef de l’Etat pour le fameux prix FORBES « acheté », obligeant ainsi la Tutelle à lui coller un blâme sévère. En fait, les lacunes trainées pendant des années d’une carrière douteuse, finissent toujours par se manifester au grand jour, au point de gêner certainement ceux qui ont proposé sa nomination.
N. Comme « Naufrage ». Dans une situation de naufrage, on sent l’équipe SAYIBA dans un grand essoufflement au regard du poids des responsabilités. De ce fait, il n’y a plus d’initiatives, au point de risquer d’entrainer aussi l’Office dans le naufrage si rien n’est fait.
O. Comme « Office en Voie de Disparition ». C’est justement le statut actuel de l’OGEFREM, dont les paramètres ne révèlent pas un avenir rassurant. C’est au Conseil d’administration de prendre conscience que si rien n’est fait, sa passivité risque d’être qualifiée de complicité. Avec des charges du personnel exponentielles, soit plus de 60 % du Chiffre d’affaires aujourd’hui, la pérennité des performances de l’OGEFREM est tout simplement aléatoire.
P. Comme « Parquet Général de la République ». Convaincus que le PGR finira par ouvrir une enquête sur la gestion de l’OGEFREM, nous sommes aussi convaincus que l’aboutissement ne peut être qu’une interpellation des dirigeants de cet Office, car le contraire étonnerait au vu de ce qui s’y passe.
Q. Comme « Quid des relations du Directeur Général avec son Adjoint ? ». Il s’est installé à l’OGEFREM un climat de méfiance entre les deux membres de la Direction générale, connu de tous et réellement perceptible. Et quand l’on constate les dérives du Titulaire, l’on comprend que son Adjoint cherche à sauver sa peau, bien que trop tard.
R. Comme « Recrutement pléthorique ». Il y a encombrement dans les couloirs de l’OGEFREM. Avec un accroissement des effectifs de plus de 33 %, l’OGEFREM se retrouve avec des agents engagés à des grades non conventionnels, sans occupation réelle. C’est avec raison qu’un cadre de direction a dénoncé cette situation qui préjudicie les anciens, qui se retrouvent moins gradés que des nouveaux sans expérience.
S. Comme « Syndicat ». La Délégation syndicale, qualifiée de délégation familiale, est devenue tout d’un coup « aphone », car faisant partie intégrante du « banc patronal ». Les difficultés de paiement des salaires, l’avenir incertain de l’Office, le poids de la dette, les injustices et autres repressions, ne sont pas dénoncés, car on ne peut pas gêner le « beau-frère ».
Il plane donc au sein de l’Office un climat d’insécurité administrative, surtout que même la Convention collective est foulée aux pieds, avec la complicité justement de la Délégation syndicale, dont les membres qui sont à la solde de l’employeur se sont vu attribuer des primes mensuelles dans leurs salaires.
T. Comme « Tuteur ». Le fonctionnement actuel de l’OGEFREM fait comprendre que si le « Tuteur », n’est plus en fonction, les dirigeants de l’Office ne sauront plus s’en sortir. Car c’est lui qui prendrait tous les contacts en leur faveur et qui pèserait de tout son poids pour faire changer des décisions des autorités en faveur des dirigeants de l’OGEFREM. Mais pour combien de temps ? Car laisser l’Office dans son état actuel, est condamné à une mort programmée.
U. Comme « UCCA ». Hier fleuron et pilote de l’Union de Conseils des Chargeurs Africains, l’OGEFREM a disparu des couloirs de cet Organisme. Il brille par une absence régulière aux assises, anéantissant ainsi l’activisme de la R.D. CONGO qui avait fait de cet organisme l’une de ses vitrines pour le markéting du pays.
V. Comme « Véhicules de direction ». Une évaluation de la procédure d’achats des véhicules de la Direction générale s’avère urgente. En effet, après l’achat d’une jeep qui semble « d’occasion » à près de USD 130.000, les agents se demandent à quel nom celui-ci est enregistré, car au niveau des Services généraux, rien ne renseigne que ce véhicule est une propriété de l’Office. Malgré les temps difficiles que traverse l’Office, d’autres achats de prestige sont envisagés, si pas effectués pendant que nous rédigeons le présent mémo.
W. Comme « WUMELA ». Autrefois scandé par les partisans de l’actuel Directeur Général de l’OGEFREM, aujourd’hui ce cri a disparu du bâtiment. Car tous se sont rendus compte en une année de mandat, de l’amateurisme de l’actuel dirigeant de l’OGEFREM, incapable de maintenir l’OGEFREM au niveau où ses prédécesseurs l’ont laissé, en le gérant comme il a géré l’entité de Bukavu où il prestait, et d’où il a été proposé à la révocation pour détournement, n’eut été le grand cœur de KIKWA et l’implication du Ministre Justin KALUMBA.
X. Comme « Xylophone ». Important instrument, mais évoqué dans une phrase qui reprend toutes les lettres de l’alphabet, et que l’on apprend à ceux qui apprennent la dactylographie : « Je me figure ce zouave qui jouait au xylophone en buvant du whisky ». A l’OGEFREM de SAYIBA, on joue du xylophone, en claironnant à longueur de journée des réalisations inexistantes, car même les chiffres contenus dans les rapports envoyés au Conseil d’Administration sont révélateurs des contreperformances de l’Office. On comprend pourquoi certaines recettes estimées en début d’années, comme les USD 900.000 attendus de Kasumbalesa, ont disparu des rapports d’évaluation, pour trafiquer le taux de réalisation des produits.
Y. Comme « Yankee ». S’entêter devant ses supérieurs, ne pas respecter les décisions du Conseil d’administration, se mouvoir librement sans en être autorisé, exposer l’Office à des procès évitables,……, constituent un comportement « Yankee » dans l’entendement kinois. Malheureusement, tous les prédécesseurs de SAYIBA dans ce domaine, ont fini mal. Nous ne doutons pas que Son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication, en attendant l’exécution de la mission qu’il a diligentée, finira par prendre des mesures déjà à partir du Rapport de mission du Président du Conseil d’Administration de l’OGEFREM, l’Honorable Jemsi MULENGWA, qui pourra suffisamment l’édifier sur le dossier Kasumbalesa, et pour les USD 3.000.000 affectés aux travaux qui ne se sont jamais effectués, et pour lesquels deux agents se sont installés à Lubumbashi pendant près de deux mois.
Z. Comme « Zigzag ». Avec une planification difficile à réaliser, des Contrats de performance qui ne n’exécutent que très partiellement, et des objectifs annuels non atteints, l’OGEFREM de SAYIBA navigue à vue, en zigzaguant tout simplement. Des décisions sont prises suivant l’humeur des dirigeants, parfois sans des études préalables des structures internes qualifiées, amenant ainsi l’Office à être géré comme un bien personnel. Et les conséquences de cette situation ne sont plus à démontrer.

Notre prochain mémo portera sur « Les Hommes de Patient SAYIBA ».
LES NATIONALISTES

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