Malgré la publication de la liste des membres du Gouvernement dit d’union nationale dirigé par Samy Badibanga, les négociations directes mettant face-à-face le Rassemblement – plateforme présidée par Etienne Tshisekedi – et les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine (UA), sous la médiation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), continuent.
NEGOCIATIONS DE LA CENCO : le «cas Kabila» divise les Tshisekedistes
Interrompus le samedi 17, les négociations directes ont pu reprendre le 21 décembre dernier. Dans son discours, Mgr Marcel Utembi, le président de la CENCO a appelé les acteurs politiques de deux camps «à faire des concessions pour une gestion consensuelle de la transition en République démocratique du Congo». «Les Evêques souhaitent clôturer ces travaux avant noël, a-t-il ajouté, exhortant les participants à ces assises à faite vite et à abandonner l’égoïsme et les calculs politiciens partisans pour conclure ces négociations le plus tôt possible».
L’appel des Evêques risque de ne pas trouver échos de la part des délégués de deux camps. Depuis le début de ces pourparlers, ces derniers ont démontré, par leur comportement qu’ils ne sont pas prêts à se mettre d’accord pour trouver un Accord politique. La CENCO d’est d’ailleurs vue dans l’obligation de « glisser » en ce qui concerne la durée desdites négociations. Prévues pour trois jours, celles-ci se poursuivent.
Rassemblement : deux camps se dessinent
Ayant refusé de prendre part aux travaux de la Cité de l’Union Africaine, le Rassemblement (la plate-forme dirigée par Etienne Tshisekedi) tient au départ de Joseph Kabila après avoir terminé son deuxième et dernier mandat en qualité du chef de l’Etat le 20 décembre.
A ce sujet, il nous revient d’apprendre que les délégués du Rassemblement qui prennent part aux négociations ne parlent pas le même langage sur le statut de Joseph Kabila pendant la période de transition. Les délégués qualifiés « d’extrémistes » qui souhaitent l’instauration d’un « régime spécial », synonyme de la mise à l’écart de l’actuel locataire du Palais de la Nation, sont en guerre contre les « modérés » qui, eux, sont d’accord pour une cohabitation entre Joseph Kabila et un Premier ministre issu du Rassemblement.
« Sur la liste envoyée par les dirigeants du Rassemblement, on compte plus des extrémistes que des modérés », explique un habitué de la 10ème Rue/Limete. Pour lui, le durcissement du ton par ceux qui exigent le départ immédiat de Joseph Kabila risque de bloquer la machine et d’abuser la bonne foi des Evêques catholiques.
Pour départager les deux camps qui se battent dans les rangs des Tshisekedistes, le salut peut venir de la CENCO. En effet, cette dernière structure a prévu de brandir un « Plan B » si les acteurs politiques ne trouvent pas un Accord politique. Du reste, le Rassemblement a demandé hier à la CENCO de proposer un projet d’accord afin de départager les signataires et les non signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.
CN
Post navigation
Laisser un commentaire Annuler la réponse.
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Commentaire
Nom *
Adresse de messagerie *
Site web
Aimez notre Page Facebook
Les plus lus

Listes complètes des ordonnances du Chef de l’Etat
Hello world!
Jean-Lucien Bussa chassé de la Dynamique de l’opposition
Ce que Muzito a dit aux Evêques et à Edem Kodjo
L’UCOFEM réfléchit sur le respect de la parité dans le secteur médiatique
Le Conclave de Genval en Belgique sonne l’unité de l’Opposition rd-congolaise

Fièvre jaune : la suite des vaccinations le 17 août à Kinshasa

Sénat : Léon Kengo sera «chassé» comme Kamerhe

Hello world!
Guerre des termes entre Matata Ponyo et Boris Mbuku: la moralité contre l’immoralité
Pub
M'abonner
Souscrivez à notre newsletter pour être tenus au courant :






CN tag Cloud
Pub
