Nayanesh Bumba défie le champion du monde Superbon Banchamek en septembre

Le lutteur professionnel, pas du tout connu du public congolais des arts de combat, est né à Kinshasa mais vit actuellement en Espagne. Nayanesh Bumba (28 ans) va combattre le 9 septembre à la prestigieuse compétition Kunlun fight, en Chine, contre la super star thaïlandaise Superbon Banchamek, le numéro un mondial dans ce sport de contact. Engagé pour la cause congolaise, il s’est battu le 5 août, toujours en Chine, sur fond de la chanson « Bana Congo tosimbana maboko » (les fils du Congo, tenons-nous la main), un appel à l’unité, à l’unisson du peuple congolais.

La vidéo tournée et projetée sur les réseaux sociaux à cet effet a eu un impact considérable dans le chef des Congolais de souche à travers le monde. Nayanesh Parikh Bumba affirme se battre sous les couleurs de son pays natal. « Je me sens Congolais dans mon cœur, je me bats sous les couleurs de la RDC », déclare-t-il.

À propos du combat du 9 septembre, le kick-boxeur confie : « C’est actuellement le combat le plus important de ma carrière, si je le gagne ce sera une avancée incroyable dans ma carrière, j’ai besoin de soutien d’une nation unie, c’est une bonne excuse pour unir le pays comme dit la chanson ‘Bana Congo Tosimbana Maboko’. L’Europe profite de nos triomphes, il est temps d’honorer aussi notre pays ».

Le parcours de Bumba…

C’est beaucoup trop jeune (1 an) qu’il part du Congo avec sa mère, en direction de la France où il passe le reste de son enfance jusqu’à l’âge de 11 ans. Ensuite, la petite famille émigre en Espagne. À 16 ans, Nayanesh Bumba commence à pratiquer des sports de contact pour protéger sa mère contre son violent compagnon et aussi pour tenter son idole, la légende de la boxe Mohamed Ali. « Le petit ami de ma mère l’a maltraitée, je ne pouvais rien faire et j’ai décidé d’apprendre à me battre pour la défendre. Personne ne la traiterait plus comme ça. Mon idole était toujours Ali, je voulais lui ressembler mais ma mère n’aimait pas beaucoup ce que je faisais, alors j’ai pris beaucoup de temps pour décider », indique-t-il. Sous les ordres de Juan Antonio Fernández, il fait ses débuts dans les sports de contact et au même moment, sa mère s’est éloignée de son violent ami.

Ayant du potentiel, Nayanesh Bumba compétit déjà à 17 ans, premier combat et première victoire par KO en amateur. L’alternance du Muay Thai et de la boxe a été des étapes brûlantes et il a choisi le Muay Thai. En 2011 et à 22 ans, il fait ses premiers pas chez les professionnels. Les attentes sont satisfaites. Après un bon parcours, il connaît des difficultés en 2016, lui qui n’a eu que trois défaites seulement en cinquante combats en professionnel. Mais en 2016, il se fait battre à cinq reprises. Il n’est plus performant, ça tourne mal. « J’ai eu moins d’impact et moins de soutien mais je ne suis pas tombé. J’ai continué à travailler pour retrouver mon meilleur niveau », témoigne-t-il.

Aujourd’hui, c’est un Nayanesh Bumba aguerri, expérimenté, accompli qui se bat partout dans le monde, rivalisant dans la catégorie des 70 kg. Invité en Chine en juin dernier à une épreuve de qualification pour la super ligue mondiale Kulun Fight, considérée comme la plus compétitive au monde, il explique : « J’ai fait exploser la fête, j’ai gagné contre deux Chinois par KO et j’ai gagné cette opportunité ». Cette qualification lui a ouvert l’occasion de défier, le 9 septembre, le champion du monde thaïlandais Superbon Banchamek.

 

Kunlun Fight…

Notons-le, le Kulun Fight a ses propres règles, très similaires au Muay Thai mais sans l’utilisation de coudes. Cette compétition réunit les seize meilleurs combattants de chaque catégorie à la recherche d’un super champion. Les champions s’affrontent pour d’autres organisations, sans distinction, dans le but de gagner chaque tour pour être le meilleur.

ME

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