Lutte contre l’insalubrité: le gouvernement responsabilise quatre entreprises de l’Etat

Pour lutter contre l’insalubrité, c’est ce lundi 14 septembre que les conclusions du Comité de suivi sur la taxe d’assainissement seront représentées au ministre Joseph Kapika. Ce projet sera financé par quatre entreprises publiques, précisément l’Office de gestion du fret multimodale (Ogefrem), le Direction générale des douanes et accises (Dgda), Office congolais de contrôle (Occ), Fonds pour la promotion de l’industrie (Fpi). Cette initiative est saluée par plus d’un observateur à travers le pays pour lutter contre l’insalubrité urbaine dans laquelle vit au quotidien le congolais, sa mise en œuvre devrait obéir aux règles de « bonne gouvernance ».

Le 7 septembre dernier, c’est le ministre de l’économie nationale qui a réuni les responsables de ces services concernés ainsi que le représentant de la ville de Kinshasa pour remettre le dossier sur la table des discussions techniques. Ainsi, une semaine a été accordée à la commission technique mise en place pour la circonstance afin de réfléchir sur les modalités de mise en application de montage financier. Une chose est de constituer et disposer des revenus de cette taxe, une autre de les gérer avec parcimonie en les affectant réellement à l’assainissement des villes. Et ce, en toute transparence et loin de toute surfacturation et autres pratiques de mauvaise gestion.
En effet, conformément aux recommandations issues des séances de travail tenues en février dernier à la présidence de la République, il a été décidé que la taxe d’assainissement soit insérée dans la structure des prix de produits plastiques ou conditionnés en emballages plastiques. Son taux a été fixé à une hauteur de 8 dollars par unité de tarification. Vu que l’insertion de ce taux aura, sans nul doute, un impact sur les prix de consommation, le montage financier envisagée a prévu d’alléger cet impact en répartissant la charge aux 4 services précités de l’Etat. C’est ainsi que chacun d’eux devra concéder l’équivalent en Francs congolais de 2 dollars par unité de tarification pour constituer ce fonds. Pour rappel, le 23 mars 2017, le directeur du cabinet avait instruit à certains membres du gouvernement Badabanga d’accomplir un certain nombre de taches dans un délai de 14 jours pour rendre opérationnel ce mécanisme financier. Le 25 mai, le premier ministre Bruno Tshibala a reçu le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta en audience à la Primature. Selon le compte rendu, il était question que le chef du gouvernement signât, dans les 48 heures, le décret instituant le « fonds d’assainissement de la ville de Kinshasa ». Jusqu’à ce jour, ce décret n’a jamais été pris. Faudrait-il comprendre que tout n’était pas encore prêt ? Certainement.

Astrid Bunga

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