Les assistants parlementaires veulent en finir avec Minaku

La législature tend à sa fin et le président de l’Assemblée nationale n’a jamais acté la nomination de ce personnel politique qui, par ce fait, n’a jamais touché ses «émoluments ». Au bout du rouleau, ces assistants parlementaires projettent un sit-in dans les jours à venir devant la résidence d’Aubin Minaku.

Pourquoi Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, n’a jamais validé la nomination des assistants parlementaires depuis 2012 ? Quelle destination prend leur enveloppe salariale jamais payée alors qu’elle est comptabilisée dans la ligne budgétaire ? Ces questions ne trouvent toujours pas de réponse voilà six ans.
Et pourtant, depuis juin 2012, quelques jours seulement après l’installation d’Aubin Minaku, le collectif des assistants parlementaires a entrepris la démarche pour la nomination de ses membres. Au bout de rouleau, ces assistants parlementaires ont écrit, le 16 juin dernier, au président de la République. Ils sollicitent « l’implication personnelle » du garant du bon fonctionnement des institutions, afin que le Bureau de l’Assemblée nationale puisse procéder dans un délai bref à leur nomination, le payement de leurs salaires et indemnités de sortie par voie bancaire.
« Malgré toutes les démarches entreprises par le Collectif des assistants parlementaires et la bonne foi des honorables députés nationaux qui veulent voir l’amélioration du statut politique et social de leurs assistants, le Bureau de l’Assemblée nationale n’a fourni aucun effort jusqu’à ce jour pour prendre une décision nommant les assistants parlementaires en qualité de personnel politique, pour des raisons qui lui sont propres. Tandis que le budget de l’Etat de chaque année prévoit une ligne budgétaire pour le payement des assistants parlementaires et cela est toujours repris dans le budget alloué à l’Assemblée nationale de chaque exercice », accusent ces assistants parlementaires.
Depuis 2012, ils dépendent des primes des députés nationaux. Chacun touche un montant selon le bon vouloir de son député.
Sit-in ce devant la résidence de Minaku
Pour eux, cette « mauvaise foi » du président de l’Assemblée nationale vise à détourner systématique leur argent. Le collectif prévoit un sit-in, dans les prochains jours, devant la résidence du président de l’Assemblée qui est l’unique personne qui bloque leur dossier.
Ces assistants parlementaires rappellent l’article 96 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui stipule que « le député national, autre que les membres du Bureau, a droit à un assistant parlementaire choisi par lui pour l’aider dans son travail. L’assistant parlementaire fait partie du personnel politique et a droit à une rémunération fixée par l’Assemblée plénière sur proposition du Bureau. Il a droit au titre de voyage pour les séjours des vacances parlementaires dans la circonscription électorale du député. L’assistant parlementaire est nommé, et le cas échéant, relevé de ses fonctions par décision du président de l’Assemblée nationale sur proposition du député de qui il dépend ».
Dans les prochains jours, le collectif des assistants parlementaires prévoit un sit-in à la résidence d’Aubin Minaku. Un Minaku qui aura laissé un bon nombre de dossiers compromettants à la tête de cette deuxième institution du pays.
CN

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