Lancement du recrutement de 1.000 autres jeunes universitaires

Dans le cadre du Programme « jeunes professionnels », le gouvernement recrute sur concours de 100 élèves de l’ENA  pour sa quatrième promotion et procède au lancement officiel d’un concours national de 1000 autres jeunes universitaire désireux d’intégrer l’administration publique au niveau provincial. C’est le Premier ministre qui a donné le go hier, jeudi 27 juillet, au cours au salon Rouge de l’Hôtel du Gouvernement.

Bruno Tshibala a indiqué qu’un avis à manifestation d’intérêt sera publié dans la presse, et affiché à la valve de l’administration et sur Internet. Il sera question de rappeler notamment les 35 ans d’âge maximum requis, la nationalité congolaise, l’aptitude physique, la conduite bonne vie et mœurs ainsi que le niveau d’étude (bac+5) comme critère de recrutement. A cet effet, les candidats rempliront un formulaire disponible sur le site du ministère de  la fonction publique, qu’il faudra joindre au dossier.
Le Président de la République venait de mettre à la retraite les Secrétaires Généraux ainsi que les agents et fonctionnaires de l’État.
Ce qui a permis de retirer progressivement de l’ensemble des effectifs disponibles, ceux qui remplissent les conditions requises de départ en retraite. Cela, sur base des besoins en effectif.
Profitant de la circonstance, plusieurs personnalités sont intervenues à l’occasion de cet évènement, spécialement le Premier Ministre Bruno Tshibala ; le Ministre d’Etat en charge de la fonction publique Francine Muyumba, Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse ; Augustin Matata Ponyo, Premier Ministre honoraire ; la Directrice Générale de l’Office Nationale de l’Emploi (ONEM).
Au cours de cette cérémonie, le Premier ministre Bruno Tshibala a relevé que le programme du gouvernement s’inscrit dans l’optique de la continuité de cette initiative  mise en œuvre par son prédécesseur.
Il n’a pas manqué d’attirer l’attention des jeunes universitaires   concernés par ce processus qui seront sélectionnés, d’autant plus qu’ils seront soumis aux codes d’éthique et de la déontologie dans le milieu professionnel. A cette occasion, il a remercié la Banque Mondiale à travers son appui technique et financier au processus de rajeunissement de l’administration publique et souhaite bonne chance aux jeunes.

Ministre en charge de la fonction publique
L’idée du rajeunissement de la fonction publique consiste notamment à contribuer à la promotion du développement du pays à partir de la base, conformément aux objectifs de décentralisation et de la déconcentration administrative. En vue de consolider le processus, limiter le taux de déperdition professionnel et de se rassurer que les jeunes vont continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes, le gouvernement a décidé de les soumettre à un système de coaching à travers la formation continue via les centre d’excellence avec l’appui de la BM.
Faisant un état de lieu sur le processus de rajeunissement, Michel Bongongo, ministre d’Etat en charge de la fonction publique, a relevé qu’au d’un contexte assez serré du marché de l’emploi sur le plan national et international tant du secteur privé que public, la garantie du plein emploi est une préoccupation légitime  pour le Gouvernement et ses citoyens. Lesquelles préoccupation, fait que les jeunes représentent la population active la plus importante. Et, la courbe du chômage tarde à s’inverser à cause des facteurs endogènes et exogènes liés notamment à la structure de l’économie caractérisée par la fragilité au choc interne et externe, la dépendante à l’évolution des économies extérieures et l’absence de diversité. Aussi, toujours est-il que le vieillissement du personnel associé aux méthodes de travail, des techniques et pratiques administratives ainsi que des gestions peu incitatives constituent un défi majeur pour une administration publique voulue  moderne et efficace au bénéfice de développement et des citoyens vis-à-vis du service publique.
C’est dans ce contexte que la RDC s’est dotée depuis 2013, d’un Cadre Stratégique Générale pour la Réforme et modernisation de l’Administration Publique (CSRAP) qui repose sur la vision de l’émergence et du développement.
Ainsi, la politique et stratégie de rajeunissement développée et mises en œuvre par le Gouvernement se réfère-t-elles sur deux principaux leviers. C’est le cas de la restructuration des ministères, couplée à la rationalisation des cadres organiques et la mise à la retraite. Ce qui sous-entend un processus à deux phases importantes à savoir : la mise à la retraite honorable des agents et fonctionnaires, couplée à une demande de réforme et de mise à jour de cadre organique qui permettra de dégager des postes à pourvoir ;  Le recrutement des jeunes universitaires dans le cadre de l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) et du Programme du Jeune professionnel.
Par-là, le processus de mise à la retraite est l’une des stratégies idoines arrêtées par le gouvernement pour assurer une réelle opportunité d’emploi public pour les plus jeunes. D’après les statuts,  le recrutement comme la promotion ne se justifie que dans un contexte de disponibilité d’un poste budgétairement élu, qui ne peut être constatée qu’en cas d’un décès ou de mise à la retraite qui libère un certain nombre de poste organique, en cas de création d’une nouvelle structure au sein de l’administration.
Conformément à la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme et modernisation de l’administration qui découle du CSRAP, deux actions clés constituent le socle de la politique du Gouvernement en matière de rajeunissement de l’administration publique. Cela, pour coupler l’employabilité des jeunes à la problématique de renforcement de capacité de l’administration et au service public. Il faut noter qu’en termes de succès story, le lancement de la première promotion de l’ENA en juin 2014. Étant  à sa quatrième promotion, le Gouvernement a pu créer plus de 360 opportunités d’emploi public au niveau de l’administration à la suite d’une sélection rigoureuse et transparente organisé sur l’ensemble du territoire.

Appel de Matata
Premier Ministre honoraire qui a lancé la première promotion de l’ENA, Augustin Matata a sensibilisé les jeunes professionnels dans le sens de comprendre qu’ils ont choisi un meilleur chemin. Etant donné qu’ils viennent assurer dans la vie pratique la relève de la fonction publique. Car, autant ils ont des droits, ils ont également des obligations entre autres sur les valeurs morales et professionnelles. C’est pourquoi le concours d’admission est très rigoureux.
Reconnaissant les compétences des jeunes de par son expérience avec trois d’entre eux à la primature, il recommande principalement aux Secrétaires Généraux un appui total ; aux partenaires, un soutien à ce programme ambitieux ; aux Autorités compétentes, de continuer à le soutenir.
Judith Asina

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