Katumbi, G7 et AR isolent l’UDPS !

La photo sur laquelle l’on peut voir Moïse Katumbi entouré des principaux leaders du G7 et de la plateforme Alternance pour la République (AR) fait le buzz sur la toile. Elle a été prise à Bruxelles (Belgique) lors d’un séminaire regroupant, outre les leaders du G7 et de l’AR, quelques opérateurs de la Société civile.

A la première vue de cette photo, une question taraude tous les esprits : pourquoi Félix Tshisekedi, dont le parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), est devenu un allier important, voire stratégique, de G7 et l’AR, les deux principales plates-formes qui soutiennent la candidature de Moïse Katumbi à la prochaine élection présidentielle, prévue en principe en décembre 2017, n’y figure pas ?
Selon des sources, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga et ses lieutenants – avec des opérateurs de la Société civile – se sont retrouvés dans la capitale belge pour participer à un séminaire de trois jours (il s’était clôturé le 5 août) qui avait pour mission d’évaluer la situation politique en République Démocratique du Congo (RDC). A l’issue des travaux, les séminaristes, rapportent des sources proches de deux plates-formes, ont décidé de mettre en place de nouvelles stratégies afin d’aboutir à l’alternance démocratique en RDC.

L’UDPS tenue à l’écart ?
Question : comment Moïse Katumbi et ses principaux lieutenants du G7 et de l’AR se sont-ils retrouvés à Bruxelles pour arrêter des stratégies de combat politique contre leur « ennemi » commun sans associer l’UDPS ? Pourquoi Félix Tshisekedi ou un autre cadre de l’UDPS n’a pas assisté à ces assises, ne fût-ce que comme allié ? Ces questions peuvent se justifier dans la mesure où d’aucuns se souviendront qu’après les travaux du Conclave de l’Opposition à Genval, une unité d’actions s’était dessinée entre le parti de feu Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, à travers les plates-formes qui soutiennent sa candidature.
Depuis bientôt deux ans, tous les partis et regroupements politiques membres du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) se sont montrés unis lorsqu’il faut arrêter des stratégies pour combattre le pouvoir de Kinshasa. Point n’est besoin de rappeler que le Rassop est dirigé par le duo Félix Tshisekedi (issu de l’UDPS) et Pierre Lumbi (issu du G7) respectivement président et président du comité des sages de la structure.

Et si la candidature de Fatshi dérangeait ?
Qu’est-ce qui peut justifier les signes de rupture de plus en plus perceptibles entre l’UDPS et ses partenaires pro-katumbistes ? Selon des analystes, l’annonce presqu’officielle de la candidature de Félix Tshisekedi à la prochaine présidentielle pourrait être à la base de la froideur entre les deux camps.
En effet, avant l’annonce, par Augustin Kabuya, le porte-parole de l’UDPS, de la volonté des combattants de son parti de voir Félix Tshisekedi, Secrétaire général adjoint du parti et président du Rassop, se présenter à l’élection présidentielle, Moïse Katumbi était présenté comme le candidat « unique » du Rassemblement.
Selon des indiscrétions, les pro-Katumbi n’auraient pas apprécié cette prise de position de l’UDPS, tout comme ils n’ont jamais compris le silence de Félix Tshisekedi par rapport à la déclaration faite par Vidiye Tshimanga, coté proche de Fatshi, qui a clamé à haute voix que Moïse Katumbi n’était pas le candidat du Rassop et que cette dernière plate-forme n’avait désigné personne.
Même si les deux parties tentent de faire croire que leurs relations sont encore bonnes, il y a cependant des signes qui montrent que les deux camps risquent de ne plus parler le même langage dans les jours ou mois qui viennent.

Thomas NABOR

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