Kapika : quand son cabinet faillit…

Les correspondances du ministre d’Etat à l’Economie nationale ont souvent quelque chose d’intriguant. Pour les amoureux de la perfection, la majorité des lettres émanant du cabinet de Joseph Kapika n’échapperaient pas à des critiques.

En voici un exemple.
Les erreurs du début ne semblent pas exister au cabinet du ministre, c’est plutôt un quotidien au cabinet. Dans plusieurs correspondances dont la presse a pu maitre la main, le ministre d’Etat à l’Economie brouille parfois l’ordre protocolaire des autorités. Et ce n’est pas tout ! Le contenu aussi n’est souvent pas épargné. Dans une de ses dernières correspondances, Joseph Kapika a signé, de sa main, l’invitation d’une cérémonie de présentation du livre dans laquelle il n’aura pour rôle que de baptiser l’ouvrage. En lieu et place de l’auteur du livre, c’est le ministre qui prend l’initiative d’inviter toute l’administration de l’Economie nationale dans cette cérémonie. « Même si l’ouvrage a trait à son secteur ou à son ministère, Kapika ne devrait pas signer, de lui-même, cette invitation », fait remarquer un observateur. Avant d’évoquer une sorte de combat d’arrière-garde que le ministre mène en faveur de son poulain qui n’est autre que l’auteur du livre, Céléstin Twite Yamwembo.
En effet, Joseph Kapika ne cesse de remuer ciel et terre pour imposer un secrétaire général ai à l’Economie nationale que son collègue de la Fonction publique – patron des ressources humaines de l’Etat – refuse d’admettre, au regard de la loi. Michel Bongongo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait ramené son collègue de l’Economie sur terre en lui demandant de laisser l’actuel secrétaire général ai, Kalala Mbayo, continuer l’intérim. Les irrégularités tant décriées dans ses correspondances ne sont pas seulement le constat des observateurs extérieurs au gouvernement. En le recadrant pour avoir nommé, de manière superfétatoire, un autre secrétaire général ai alors qu’il n’en avait qualité, Michel Bongongo avait aussi relevé des irrégularités dans sa démarche. «Je tiens à relever à votre parfaite attention, une fois encore, que la récente mise à la retraite n’a nullement concerné le poste de Secrétaire Général à l’Economie Nationale, régulièrement pourvu par mon Arrêté n°018/ME/MIN.FP/2017 portant désignation à titre intérimaire aux emplois de conception, de commandement, de direction et de contrôle général des agents de carrière des services publics de l’Etat ainsi que mes lettres n°1390/ME/MIN.FP/2017 et 1391/ME/MIN.FP/2017 du 20 novembre 2017 », écrivait Bongongo.
La guerre des correspondances engagées par le ministre d’Etat à l’Economie, Joseph Kabila pour tenter de dissuader ou de persuader son collègue de la Fonction publique, Michel Bongongo Ikoli, fait toujours flop ! Et cette invitation de la présentation du livre qui a été lancée en direction de Bongongo parait comme une nouvelle stratégie de lobbying que Kapika déploie pour emporter la conviction du patron de l’administration publique. Cela, après s’être rendu compte que sa démarche n’avait rien de légal, sinon, un forcing frisant à caser coûte que coûte un proche à la tête du Secrétariat général à l’Economie nationale.
CN

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