Insubordination de Deogratias Mutombo

Au moment où les médias locaux par le biais de la presse audio-visuelle et écrite crient au scandale, tirent la sonnette d’alarme sur les insubordinations et les violations répétées de la Constitution qui régit notre pays, de la part de Monsieur le Gouverneur DEOGRATIAS MUTOMBO, spécialement dans l’affaire honteusement et tristement célèbre qui oppose Monsieur Franck MVUNZU à la Banque Centrale du Congo sous le RTA 7862, qui consacre sa réintégration à la Banque Centrale du Congo, curieusement, en dépit de tout ce battage médiatique, Monsieur le Gouverneur est resté égal à lui-même, imperturbable, bref insensible, comme pour dire, le chien aboie, la caravane passe. Pendant ce temps, l’anarchie, l’illégalité, le gangstérisme politique et tous ses corolaires se portent très bien et continuent leur bonhomme de chemin, malheureusement au vue et au su de tout le monde, une façon pour lui de dire, à bas les lois de la République, à bas les instances judiciaires, mais vive l’abstention coupable, vive le gangstérisme politique… Incroyable !!! Il est tout aussi troublant que renversant de constater que lorsque le caissier du gouvernement parle, les lois de la République se taisent et personne n’a le courage de lever son petit doigt pour s’y opposer, pourtant nous ne sommes pas dans une République bananière, mais où est ce que Monsieur le Gouverneur cherche-t-il à nous amener ?
A l’époque de l’âge de la pierre taillée quelqu’un pouvait surgir dans un village, renverse l’ordre institutionnel établi, renverse tout sur son passage, et crée sa monarchie, malheureusement nous ne sommes plus à cette époque, car la RDC est une nation civilisée et organisée régie par des lois et une Constitution, ayant un ordre institutionnel reconnu dans le concert des nations. C’est donc finalement, au vue de tous ces éléments en présence que Monsieur Franck MVUNZU venait de saisir leurs Excellences Messieurs le Premier Ministre Bruno TSHIBALA et le Ministre d’Etat en charge de la Justice Alexis NTAMBWE MWAMBA, pour qu’ils se saisissent du dossier, et ce faisant, sauver l’honneur du pays, en ordonnant purement et simplement l’exécution de l’arrêt ci-haut évoqué. Pourtant les jours passent, mais rien n’a encore filtré du côté de leurs Excellences ci-haut nommées, c’est ainsi que l’opinion commence à s’interroger sur leur silence qui devient inquiétant car le peuple congolais au nom de qui, cet arrêt a été rendu suit de très près, son évolution, mieux encore, son déroulement en terme d’exécution.
N’importe comment, nous pensons que leurs Excellences iront dans le sens de faire respecter les lois de la République, en ordonnant l’exécution de cet arrêt, sans autre forme de procès, afin de redorer l’image de la justice de notre pays ternie par ce genre de comportement. Pourtant notre justice a toujours été accusée d’être une justice à double vitesse, c’est-à-dire qui s’applique différemment selon qu’on se trouve en face d’un dignitaire du régime ou d’un simple citoyen. Voilà pourquoi, l’occasion leur a été donnée pour laver toutes les apparences du mal et s’attaquer aux griefs dont on a toujours accusé notre justice, surtout lorsque s’agissant d’un arrêt comme celui-ci, pris contradictoirement à l’égard de toutes les parties, puis rendu en dernier ressort et coulé sous forme des choses jugées, il devient par conséquent exécutoire, nonobstant tout recours entre autre, le pourvoi en cassation, la requête civile, la prise à partie des juges et la tierce opposition. Ainsi donc, dans le souci d’éclairer votre lanterne, nous prenons soin de vous retracer les grandes péripéties de cette rocambolesque affaire. En effet, il a été établi en date du 07 janvier 2015, en fac simulé n° 1 et 2, un procès-verbal de réintégration en faveur de Monsieur Franck MVUNZU à la Banque Centrale du Congo par le Tribunal de Travail de Kinshasa/Gombe, malheureusement non exécuté à cause de l’insubordination et de l’entêtement de Monsieur le Gouverneur. Face à un tel comportement, Monsieur Franck MVUNZU se verra dans l’obligation d’initier une autre action au Tribunal de Travail de Kinshasa/Gombe sous la MU 0168 le 28 novembre 2016, laquelle donne un caractère exécutoire au procès-verbal de réintégration, fac simulé n° 3. En date du 08 décembre 2016, la Banque Centrale du Congo est allée en appel contre l’ordonnance sous la MU 0168, fac simulé n° 6 mais comme la vérité est têtue, elle perd encore le procès, conséquence, la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe confirme l’ordonnance sous la MU 0168 qui réintègre Monsieur Franck MVUNZU à la Banque Centrale du Congo, et de ce fait, demande à cette dernière de lui payer 132 mois d’arriérés de salaire, à compter du 08 avril 2004, date de son licenciement abusif jusqu’au 07 janvier 2015, date de sa réintégration à la Banque Centrale du Congo consacrée par l’ordonnance. Voulant inventer la roue alors qu’elle existe déjà, comme les Avocats de la Banque Centrale du Congo avec la bénédiction de Monsieur le Gouverneur ne manquent pas d’initiative pour tordre le cou au droit, ils ont résolu d’aller encore au tribunal du travail, cette fois pour s’attaquer aux braves Huissiers de justice qui étaient partis leur signifier l’ordonnance, au lieu de se pourvoir en cassation.
Malheureusement, en dépit de toutes ces manœuvres dilatoires, au tribunal de travail sous la MU 0186, la Banque Centrale du Congo est encore battue pour une énième fois, pour irrecevabilité de l’action au motif que le défendeur n’a pas qualité pour ester en justice. Comme vous pouvez le constater avec nous, que la Banque Centrale du Congo, bien que battue dans toutes les actions qu’elle vient d’initier elle-même, mais jusqu’à ce jour, refuse toujours d’exécuter l’arrêt sous le RTA 7862. Incroyable !!! Néanmoins, en dépit de tous les préjudices qu’il subit de la part de Monsieur le Gouverneur, Monsieur Franck MVUNZU à l’instar de notre Seigneur Jésus Christ qui, au moment de sa crucifixion face à ses bourreaux, a déclaré « père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », lui aussi, refuse de rendre le mal par le mal, mais demande plutôt à leurs Excellences Messieurs Bruno TSHIBALA et Alexis NTAMBWE MWAMBA, d’organiser une rencontre au tour d’une table de négociation, sous l’arbre à palabre, africanité oblige, afin de régler cette affaire à l’amiable. Une telle attitude atteste de la hauteur, mais aussi de la grandeur d’âme et de l’élévation d’esprit. Ce faisant, la balle est dans le camp de Monsieur le Gouverneur, car ce geste appelle la réciprocité. Monsieur le Gouverneur, « le plus grand voyageur du monde n’est pas celui qui a fait le tour du monde mais plutôt celui qui sait faire l’introspection de lui-même ». A bon entendeur, salut.

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