Insécurité à Kinshasa : un cambiste attaqué et dépouillé par les gardes républicain

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, sombre progressivement dans une insécurité déconcertante. Des rapts, des enlèvements sur des motifs politiques ou autres, des braquages deviennent monnaie courante. Et il y a parfois et malheureusement des morts à l’issue de ces forfaits. Des particuliers sont très souvent ciblés, et selon les témoignages, par des personnes se réclamant des services de sécurités, ou même par des personnes en tenue de policiers ou de militaires. C’est le cas de Remis Mango, changeur de monnaie de son état dans une ville de Kinshasa caractérisée par la débrouillardise et les activités informelles pour survivre.
Le mardi 14 février 2017 aux environs de 16 heures 30, le bureau de change du changeur de monnaies Remis Mango, est braqué par des quatre assaillants habillés en tenue de gardes républicains communément appelés Bana Moura. Armés jusqu’aux dents, ils investissent sa maison de changé situé sur l’avenue Kalembe Lembe, non loin du croisement avec l’avenue Mushi, dans la commune de Lingwala à Kinshasa. Ils demandent d’abord après le cambiste, citant nommément son nom. Mais celui-ci n’est pas sur le lieu, heureusement pour lui, étant dans des courses. Courroucés de ne pas l’avoir trouvé, ces quatre criminels tirent de coups de balles à l’intérieur du bureau de change pour intimider les travailleurs. Ils remportent soixante-trois mille dollars américains, et de continuer à tirer à l’air à l’extérieur, mettant le quartier en émoi, avant d’embarquer dans leur voiture volée et disparaitre dans la nature.
Et cette attaque ciblée contre ce cambiste n’est pas la première. Remis Mango a déjà été braqué par deux fois auparavant, et même un gardien de sécurité du bureau de change, touché par balles, avait succombé de ses blessures quelques jours après. Et ces criminels en tenue militaire avaient alors emporté plus ou moins quarante-cinq mille dollars américains. La police était descendue faire le constat, et puis plus rien. Et une fois, c’était carrément chez lui, dans son domicile sur l’avenue Kigoma dans la commune de Lingwala. Les malfrats avaient tiré des coups de balles avant d’emporter huit mille dollars américains. La maison gardait des impacts de balles. Se sentant menacé et traumatisé avec sa famille, il avait été obligé de changer d’adresse et devenir quasiment clandestin dans la capitale. Alors qu’il reprenait progressivement ses activités après s’être oublié pendant plusieurs mois, l’attaque du 14 février 2017 l’a replongé dans la traumatise la plus totale. Il a peur pour sa vie. Et depuis quelques jours, on ne sait plus où il se trouve et sa famille est inquiète pour lui, pensant qu’il est peut-être victime d’enlèvement.

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