Indignation internationale après la répression du 31 décembre

Michaëlle Jean, Antonio Guterres et Didier Reynders font partie des personnalités qui ont regretté le recours à la force des éléments de la police et des militaires. « Mes pensées vont aux familles et aux proches endeuillés, aux blessés, aux personnes incarcérées. Les attaques lancées contre des fidèles rassemblés dans des lieux de culte” et contre “des citoyens (…) voulant que tout soit mis en œuvre (…) pour préparer sereinement la tenue d’élections crédibles” en RDC “sont inqualifiables et désolantes”, s’est indigné la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, dans un communiqué.

Elle a rappelé « les règles de conduite auxquels les forces de maintien de l’ordre doivent se soumettre dans l’encadrement républicain des manifestations ».
Pour lui, “rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en République démocratique du Congo”.
A travers son porte-parole, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a aussi condamné l’attitude des autorités congolaises, appelant « le gouvernement et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement ».
« Avec mes collègues de l’UE nous avions appelé au respect de la liberté d’expression. Face à des événements aussi tragiques, la responsabilité individuelle des auteurs et de ceux qui n’ont pas respecté l’accord du 31/12 (dit de la Saint-Sylvestre, conclu en décembre 2016 entre la Majorité présidentielle et l’opposition et prévoyant un maintien de Joseph Kabila au pouvoir jusque fin 2017) est engagée », a-t-il affirmé Didier Reynder, ministre belge des Affaires étrangères sur Twitter.
Le Comité laïc de coordination avait appelé à la marche le 31 décembre pour exiger l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre. Mais cette démarche a rencontré la désapprobation des autorités.
Une dizaine de morts et plusieurs blessés ont été enregistrés lors de cette manifestation réprimée par la police et l’armée. Une centaine de personnes ont été arrêtées, selon les chiffres du Comité laïc de coordination (CLC).

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