Gouvernement Tshibala : ça traîne

Nommé à la tête du gouvernement depuis le 7 avril, Bruno Tshibala n’a pas encore constitué son équipe alors qu’il a déjà bouclé ses consultations. Qu’est-ce qui reste ? Apparemment rien.

Les pro-Tshibala se sont réunis, mardi 25 avril, à la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), pour fustiger la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui, le vendredi dernier, avait indiqué que la nomination de Bruno Tshibala était une « entorse » à l’accord du Saint-Sylvestre. Par ricochet, ils ont demandé au nouveau Premier ministre de publier son gouvernement dans 48 heures.
En effet, près de trois semaines après la nomination controversée de Bruno Tshibala en qualité de Premier ministre, son équipe gouvernementale peine à être composée. Pourtant, sa nomination a été réalisée pour accélérer avec la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre qui prévoit l’organisation des élections à la fin de cette année.
Qu’est-ce qui peut expliquer ce retard ? A première vue, rien. Le pouvoir en place, malgré les contestations, ne semble pas prêt à renoncer à cette démarche de voir Bruno Tshibala diriger ce gouvernement de transition. Les menaces du Rassemblement aile Limete, l’indignation de la communauté internationale par l’entremise entre autres des Etats-Unis, de la Belgique ou encore de la France face à ce qu’elle considère comme une non prise en compte de l’accord ou encore le pavé dans la marre de la CENCO ne bousculent visiblement pas le clan Joseph Kabila. Un clan décidé à aller de l’avant pour ne pas laisser que les « politiques prennent en otage le pays ».
Volonté d’aller de l’avant étant là, rien n’explique jusque-là le retard pris dans la composition du gouvernement. D’autant plus que les consultations de Bruno Tshibala ont déjà pris fin il y a longtemps. Attend-t-on de nouveaux débauchés ? Peut-être.
Katz

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