ENJEUX DE L’HEURE: Gizenga Lugi fixe l’opinion

Couper l’herbe sous les pieds de la rumeur, c’est l’exercice auquel s’est livré le Secrétaire Permanent et Porte-Parole du Parti Lumumbiste Unifié(Palu), Lugi Gizenga. Dans une interview accordée à la presse, il a éclairé l’opinion nationale et internationale sur la vérité sur la candidature du Secrétaire Général et Chef de ce parti, Antoine Gizenga à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain. Suite aux rumeurs largement répandues à ce sujet et des commentaires que cela a suscité, il fallait que la bonne information, celle qui vienne de la bouche autorisée soit donnée. Et elle est enfin là.

Contre des mauvaises langues qui prédisent l’éclatement de son parti, il s’est voulu rassurant, affirmant que tous les regards sont fixés sur les élections pour lesquelles le Palu affute ses armes de la plus belle manière. Retrouver l’intégralité de son interview.

VOICI SUCCINCTEMENT LES CRITIQUES ACERBES FORMULEES PAR DIVERSES OPINIONS CONTRE LE PATRIARCHE ANTOINE GIZENGA APRES LE DEPOT DE SA CANDIDATURE LE 08 AOUT 2018 A LA CENI ET ABORDE ABONDAMMENT PAR LA PRESSE TANT NATIONALE QU’ETRANGERE
Q. Le Patriarche Antoine GIZENGA est-il vraiment convaincu politiquement de l’acte qu’il venait de poser par le dépôt de sa candidature?
R. Le doute, à ce propos, peut être compréhensible s’il vient d’un congolais ordinaire, mais pas d’un politicien averti , et aussi pas de ceux qui ont lutté hier à ses côtés, et surtout pas non plus de ceux qui luttent encore à ses côtés, car c’est mal connaitre l’homme et sa détermination dans son combat de près de 6 décennies. Le dépôt, par lui, de cette candidature est donc tout à fait normal.

Q. Pourquoi n’a-t-il pas fait ce geste en 2011 lorsqu’il était encore physiquement fort qu’aujourd’hui ?

La motivation dans les deux cas n’a jamais été d’ordre de capacité physique ou pas, mais d’ordre éminemment politique, et la politique est, avant tout, un produit de l’idéal, un idéal pour lequel le Patriarche Antoine GIZENGA a combattu la majeure partie de sa vie. Donc, un idéal bien élaboré, ce qui lui donne une parfaite maîtrise de la politique qui en découle. Le physique n’est donc pas primordial pour les performances politiques du Patriarche Antoine GIZENGA. C’est bien pour cela qu’il nous dit constamment que ce n’est pas au soir de sa vie qu’il trahira cet idéal, l’idéal lumumbiste. C’est ainsi qu’en 2011, comme aujourd’hui, sa décision est motivée par la réalisation du grand projet politique pensé par les Lumumbistes dès les années 60, celui de construire et consolider une gauche congolaise.

Q. Ce baobab du Kwilu dispose encore d’un esprit alerte pour conduire le bateau PALU à bon port ?
R. Grâce à son parcours politique, le Patriarche Antoine GIZENGA n’est plus un simple baobab du Kwilu, mais par sa déterminante longévité dans la lutte, il est devenu une icône pour les révolutionnaires du monde, qui l’encouragent même à ne pas abandonner le combat. C’est grâce à son leadership que le PALU est devenu plus qu’un Parti politique, c’est devenu une institution. Etant devenu un de ses proches collaborateurs, je suis donc bien placé pour dire qu’il n’y a pas plus méritant que lui dans le PALU aujourd’hui, capable d’offrir tout son être à la cause. Et toutes les révolutions exigent de leurs leaders un engagement sans faille, plus qu’autre chose.

Q. Quels sont les points forts de sa gestion en tant que SGCP et les points faibles qu’on peut énumérer avant de prendre cette décision qui a séparé cette formation politique cinquantenaire?
R. Ce sont plutôt ses points forts qui provoquent cette supposée séparation dans le PALU , et le plus fort de tous, c’est son intransigeance devant toute tentative de certains cadres du Parti de vouloir amener le PALU à abandonner la voie du lumumbiste et du socialisme .

Q. Quelles sont les raisons fondamentales de sa démission en 2008 et quels sont les motifs qui ont prévalu sur le choix qu’il a porté sur Adolphe MUZITO pour être nommé Premier Ministre , le 10 Octobre 2008 ?

R. La raison de sa démission de la Primature en 2008 est la même qui a milité pour le dépôt de sa candidature à la Présidentielle aujourd’hui, qui est celle de sauver un Parti, une cause menacée par une brutale attaque impérialiste visant à diviser le PALU pour l’affaiblir et le faire renoncer au combat. Et le choix du Premier Ministre à sa place n’a été motivé que par la disponibilité du camarade désigné, étant donné que, les autres proches collaborateurs du Patriarche Antoine GIZENGA devaient rentrer au Parti avec lui pour résorber la crise.
Q. L’opinion se demande si le Patriarche Antoine GIZENGA était seul devant sa conscience pour choisir Adolphe MUZITO à cette époque ?
R. Au moment de ce choix, la grande préoccupation du Parti était le respect de l’accord par le Chef de l’Etat, et c’est bien pour cela, en vue de rassurer les militants et cadres du Parti, que le Patriarche Antoine GIZENGA nous dira que le Chef de l’Etat ne trahira pas le Congo. Donc, le choix d’un camarade ou d’un autre n’a milité en rien dans le respect de cet accord par le Chef de l’Etat.
Q. S’il y a rupture entre le Patriarche Antoine GIZENGA et Adolphe MUZITO, quelles sont les raisons fondamentales ?
R. C’est au camarade cité d’y répondre et non au Parti, car c’est le camarade qui est sorti de la ligne politique du Parti en épousant une ligne de conduite qui ne reflète en rien l’identité socialiste et lumumbiste du PALU.
Q. Entre le Patriarche Antoine GIZENGA et Adolphe MUZITO, l’on peut qualifier d’une guerre fratricide ou une querelle intestine pour distraire l’opinion ?
R. Ni l’un ni l’autre, mais tout simplement , il est question ici d’un déviationnisme idéologique de la part du camarade ici incriminé par le Parti. Il a abandonné la voie lumumbiste et socialiste pour laquelle tant de nôtres ont perdu la vie, et pour laquelle notre Secrétaire Général Chef du Parti, le camarade Antoine GIZENGA a sacrifié toute une vie. Stopper net ce combat pour la satisfaction des ambitions démesurées de quelques-uns d’entre nous, c’est cracher sur le sacrifice de nos martyrs. Qui va alors payer cette dette?

Q. Qui est Père et qui est Saint-Esprit entre les deux ? S’interroge l’opinion.

R. Permettez-moi de répondre à cette question en commençant par la Parole de Dieu. Selon la bible, le Père, le Fils et le Saint Esprit sont une seule personne, mais dans le cas présent, c’est plutôt un ange Lucifer qui se révolte contre Dieu voulant, sans succès, devenir lui-même Dieu.
Q. Adolphe MUZITO est en conflit avec le Patriarche Antoine GIZENGA ou avec le Bureau Politique ?

R. Suivant nos textes le Bureau Politique, c’est le Patriarche Antoine GIZENGA lui-même, étant le seul membre survivant du Bureau Politique de 64, les autres membres présents ne sont que coptés, ce qui signifie que nulle décision du Bureau Politique ne peut être prise sans lui. Donc le camarade est en conflit direct avec le Chef du Parti.

Q. Pourquoi le Patriarche Antoine GIZENGA n’a-t-il pas eu le temps de sanctionner KABWELULU et MEMAS MATUKU qui ont signé la charte portant création du FCC sans l’aval de la Direction Politique du PALU ?

R. A ce sujet, il vous manque la bonne information, car il en a parlé dans une de ses récentes communications adressées aux militants. Donc, c’est sous son autorité que nos deux ministres ont signé cette charte par solidarité gouvernementale.
Q. Le 18 Août 2018, l’ensemble des Congolais ont suivi avec regret sur les antennes de la RTNC et autres chaînes de télévision de la Capitale, la déclaration de la communauté katangaise soutenant Emmanuel RAMAZANI SHADARI, Dauphin du Chef de l’Etat. A travers les images, l’on a aperçu la figure du Camarade KABWELULU Martin. Quelle est la position du PALU ? PALU parraine la politique de deux poids deux mesures ? Quelle sanction peut-il encourir ?
R. Ce n’était pas une position du PALU ni même celle d’un cadre du PALU, mais la déclaration d’une association à caractère culturel et social, et nos textes n’interdisent pas que nos militants puissent appartenir à une association culturelle et sociale. L’interdit, c’est d’appartenir à deux Partis à la fois. Et là le Chef du Parti ne laisse pas faire.

Q. Pourquoi le Ministre cité n’a jamais subi une moindre sanction du Parti, quelles que soient les erreurs commises ?

R. Il n’y a pas de sanction, car il n’y a pas de faute.
Q. Le choix du Patriarche Antoine GIZENGA comme candidat Président de la République est la résultante d’une consultation ou concertation de la base du PALU, véritablement détentrice du pouvoir au PALU?

R. Nous l’avons déjà dit précédemment, c’est la mise en danger du Parti qui a milité pour le choix de la candidature du camarade Antoine GIZENGA. Et suivant les usages dans le Parti, seule la candidature du Secrétaire Général Chef du Parti n’exige pas une investiture du Parti.

Q. Ce choix est fait par défi ? Ou c’est le diktat de l’Allié traditionnel du Palu qu’est JKK ou encore, c’est la peur de la victoire d’Adolphe MUZITO qui a fait que la haute Direction du Parti puisse choisir le SGCP en vue de distraire les militants ?
R. La motivation du choix est très claire, C’est pour éviter que le vote des militants puisse servir une cause impérialiste incarnée par la sédition dans le Parti.
Q. Que dit le PALU de la scission entre le Patriarche Antoine GIZENGA et la base qui lui était soumise et obéissante hier ?
R. Il n’y a pas, matériellement à prouver, une quelconque scission entre le Patriarche Antoine GIZENGA et la base du PALU, car tous les organes de base fonctionnent bien et normalement sous la seule et unique autorité, celle du Séculaire Général Chef du Parti lui-même.
Q. A quelle base fait allusion, à maintes reprises, Adolphe MUZITO sur différents plateaux de télévision ?
R. C’est à lui de nous le démontrer, mais nous constatons avec regret que, depuis le début de cette crise, le tribalisme, le clientélisme et la démagogie est le maître mot des camarades en sédition.
Q. Qu’en est-il de 50.000 $ déposés par le Patriarche Antoine GIZENGA sur la table de la CENI à la place de 100.000 $ tel qu’exigés par la Centrale Electorale ?
R. Pure démagogie, car légalement, ce n’est pas possible.
Q. Quels sont les affres de l’âge du Patriarche Antoine GIZENGA selon le PALU ?
R. Suivant l’organisation du PALU, l’âge du Patriarche Antoine GIZENGA est plutôt un grand avantage, Car il porte l’expérience de la révolution et la bonne connaissance de l’ennemi, qui est le même d’il y a six décennies.
Q. L’âge peut constituer un handicap ou un avantage électoral surtout pendant la période de la campagne électorale ?
R. En 2006, le Patriarche Antoine GIZENGA a réalisé un exploit de ne pas personnellement battre campagne, et il a réussi à faire un résultat élogieux reconnu par la nation et le monde, malgré le fait que ces élections étaient organisées dans un contexte politique et sécuritaire difficile d’un pays poste conflit, n’ayant pas permis aux Partis politiques non belligérants de s’implanter à travers le pays. Aujourd’hui, par contre, le PALU fonctionne dans tous les territoires du Congo. Dans ces conditions, l’exploit est encore envisageable et même réalisable.
Q. WOLF KIMASA, victime d’une guerre de positionnement ou objet d’une punition familiale mal orientée ?
R. Le camarade ici cité n’est victime de rien, mais il est coupable du crime de lèse-majesté, pour s’être substitué au Chef du Parti en changeant la vision et la politique du Parti.
Q. Le FCC, après avoir quitté la gauche nationaliste socialiste congolaise, peut encore compter sur le PALU, porte-étendard de l’idéologie socialiste ?
R. Nous avions posé la question au FCC , et il nous a été répondu que ce n’est pas un cartel idéologique, mais simplement un cartel politique visant à rassembler des congolais à travers leurs forces politiques, pour que l’ordre politique ne soit plus imposé au congolais de l’extérieur, et le PALU n’a jamais été contre le nationalisme congolais. Mais, là où le PALU émet des réserves c’est à la logique du combat du FCC, étant donné que ce n’est pas une alliance idéologique, et tout combat sans fond idéologique est sans lendemain.
Q. GIZENGA Lugi, SPPP ou Centre d’exécution des mauvaises décisions et impopulaires prises par le fameux Bureau Politique du PALU ?
R. C’est Une raison de plus pour croire que le Patriarche Antoine GIZENGA est aux commandes du Parti, puisque pour prendre des décisions apparemment impopulaires, car difficiles à comprendre dans l’immédiat par le plus grand nombre, mais salutaires, car porteuses de solutions à la longue, il faut pour cela avoir une grande expérience politique que le Patriarche Antoine GIZENGA est le seul à posséder.
Q. Disparition d’un géant politique ou manœuvre dilatoire pour enraciner davantage le pouvoir de Kabila ?
R. Depuis les années 60, les Lumumbistes ont compris qu’être géant, c’est être uni avant tout, et tous les Lumumbistes ne sont pas au PALU, notre Parti ne survivra que par l’unité de la gauche. Le Président Joseph KABILA fait plutôt partie de ce grand projet. Car, pour nous les socialistes, on se regroupe autour de valeurs et non autour d’individus.
Q. GIZENGA Lugi, peut-il avancer un moindre argument après la débâcle qu’a subie le PALU à l’annonce, le 8 Août 2018, du dauphin de Joseph KABILA KABANGE ? Surtout, peut-il changer sa position à travers ses incendiaires publications faisant allusion au « phénomène likelemba» ?

R. La débâcle en politique ne peut-être qu’électorale, et à ce que je sache, les élections n’ont pas encore eu lieu. La désignation d’un candidat Président de la République, successeur du Président Joseph KABILA est une exigence de la démocratie. Cela n’affecte en rien le grand projet politique de la construction de la gauche congolaise, donc « likelemba » restera toujours d’actualité, car c’est la mise en commun des forces, une mise en commun qui peut prendre multiples tournures.
Q. Quel est le sort de différents cadres et militants observés sur les listes des Partis Politiques ne faisant pas partie du Regroupement Politique PALU et ALLIES ?
R. Leur sort leur sera imposé par la loi et non par la Direction Politique du Parti, Car nous aspirons à préserver la cohésion et l’ordre dans le Parti.
Q. Le PALU peut signer un jour la charte portant création du FCC ?
R. Je crois avoir déjà répondu à cette question, nous attendons que le FCC se détermine clairement sur le plan idéologique et stratégique.
Q. Le FCC et le PALU ont-ils les mêmes soubassements idéologiques ou c’est une alliance contre nature au détriment des intérêts du peuple ?
R. C’est exactement sur le plan idéologique qu’il faut accorder les violons entre le FCC et le PALU, entretemps notre partenariat d’ordre idéologique avec le Chef de l’Etat demeure.
Q. Pourquoi le PALU tarde-t-il à féliciter Emmanuel SHADARY ? Silence coupable ou déception ?
R. Suivant les us et coutumes démocratiques, les félicitations sont de rigueur à la suite d’une victoire électorale, et non à la suite de la désignation d’un candidat, et surtout que les élections sont encore à venir.
Q. Quid du Regroupement Politique PALU et ALLIES ? Fin tragique d’une structure en perte de vitesse ou un moment d’observation pour requalifier les choses ?
R. De quelle perte de vitesse parlez-vous ? Alors que notre Regroupement Politique PALU et Alliés vient de réaliser l’exploit de présenter des candidats partout et à tous les niveaux, malgré la lourde contrainte de la caution.
Q. Pourquoi la candidature du Patriarche Antoine GIZENGA n’était pas appuyée visiblement par les Alliés qui ont brillé par leur absence aux installations de la CENI, le 8 Août 2018 ?
R. Les alliés sont plus que solidaires avec le PALU comme ils l’ont manifesté à la réunion entre le Bureau Politique du PALU et le Regroupement Politique PALU ET ALLIES du 20 Août 2018, une candidature qui n’a subi aucune contestation. La préoccupation des Alliés est surtout portée sur ce qui se passe dans le PALU lié à la sédition.
Q. Le PALU et Alliés en dislocation ? Raison, aucune déclaration d’un Allié appuyant ladite candidature.
R. Ce n’est plus le moment de déclarations, car le temps est très court pour aller aux élections, et notre objectif n’est pas seulement, celui d’y participer, mais celui de gagner ces élections.
Q. Le Patriarche Antoine GIZENGA et Joseph KABILA peuvent-ils regarder de nouveau dans la même direction ?
R. Ils n’ont jamais arrêté de regarder dans la même direction, il faut même, pour les comprendre, voir leur parcours politique ensemble comme un cursus en progression constante vers la consolidation de la gauche, jalonnée par des épreuves, qui sont ici des éprouves électorales en vue d’une évaluation du niveau de consolidation de la gauche au pouvoir, qui est un processus.
Q. Où en est-on avec les contacts entre le MPLA et le PALU ?
R. Entre le PALU et le MPLA, c’est une aventure, un combat commun de plus de 50 ans, car ils sont tous les deux issus des mouvements de libération pour la décolonisation de l’Afrique. Nos contacts se font dans le cadre de l’International Socialiste Zone Afrique.
Q. De 2006 à 2011, qui a trompé qui ?
R. De 2006 à 2011, personne n’a trompé personne, mais ce fut un formidable exemple, unique dans l’histoire du Congo, de collaboration entre forces politiques distinctes dans la gestion du pays, qui a eu pour corollaire des résultats positifs jamais obtenus dans la gouvernance du Congo.
Q. Pouvez-vous compter sur la Cour Constitutionnelle pour sauver le Patriarche Antoine GIZENGA, déjà démystifié par l’irrecevabilité de sa candidature à la CENI ?
R. Démystifié ? Ce n’est pas le mot approprié pour cette situation, mais plutôt trahi par un des siens , dont la candidature a court-circuité celle du Patriarche, qui avait fait la promesse aux militants du PALU ,et cela, depuis 2011 qu’aux prochaines élections, le PALU aurait un candidat à la présidence. C’est pour ne pas accomplir cette promesse qui devrait démystifier le Patriarche, dont la constance est légendaire. Donc la Cour Constitutionnelle est un obstacle à surmonter de plus.
Q. Le recours du candidat Antoine GIZENGA, pure distraction ou nouvelle tentative pour barrer la route à Adolphe MUZITO ?
R. Ni l’un ni l’autre, car cela ne cadre pas avec la noblesse de la personne du Patriarche. Cependant, de la manière dont l’autre candidature a été présentée, c’est-à-dire avec une volonté évidente de se servir politiquement parlant du Parti pour gagner ces élections. C’est plutôt la candidature d’Adolphe MUZITO qui barre la route à celle du Patriarche. Et contrairement au recours du candidat Adolphe MUZITO, celui du Patriarche Antoine GIZENGA ne fait l’objet d’aucun marchandage pour soutenir une autre candidature avant même que la Cour Constitutionnelle ne se prononce. Alors, à votre avis, entre les deux candidatures, laquelle est pure distraction ?
Q. En cas d’un nouveau camouflé à la Cour Constitutionnelle, quel sera l’avenir du PALU ?
R. L’avenir du PALU est plus en danger à cause du fractionnisme qui, aujourd’hui a atteint le sommet avec deux candidatures à la présidentielle, plutôt que par les résultats qui pourraient sortir de la Cour Constitutionnelle, car le PALU est un Parti de combat et non un Parti de désordre.
Q. Vous semblez en tout incriminer Adolphe MUZITO pour avoir gêné la candidature d’Antoine GIZENGA, et pourtant, c’est vous qui êtes d’une certaine manière mis en cause par la CENI pour défaut de qualité du signataire des formulaires C5, C6 et C8, que dites-vous ?
R. A ma décharge, sans vouloir dévoiler notre stratégie de défense, je vous dis que j’ai été bel et bien investi de la qualité requise comme mandataire pour signer les formulaires mis en cause. Au cas contraire, même les candidatures du Regroupement Politique PALU et Alliés aux provinciales et même aux nationales seraient aussi invalidés, ce qui n’est pas le cas. Le candidat Antoine GIZENGA avait déjà signé en bon et due forme les formulaires C2 et C3.
Cependant, C5, C6 et C8 sont des formulaires d’investiture du candidat, à signer par les Chefs des Partis, des regroupements politiques ou leurs mandataires comme c’est le cas pour moi.
Nous ne devons pas, cependant, nous focaliser sur ce fait juridique voire même purement administratif, qui doit être battu en brèche par des arguments solides, comme nous force à le faire les médias, ceci au risque d’oublier le fond du problème qui est le conflit d’intérêt provoqué par la candidature d’Adolphe MUZITO qui est un fait éminemment politique , du fait qu’elle est clairement en défaveur des autres candidatures dans la course y compris celle d’Antoine GIZENGA, car elle a pour seul objectif de diviser l’électorat PALU.

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