Enfin, la convocation de l’électorat

Il est des signes qui ne trompent pas. Preuve que les élections approchent à grand pas, la Commission électorale nationale indépendante(CENI) convoque ce samedi 23 juin, l’électorat pour les élections prévues le 23 décembre 2018. Sans plus tarder, le lendemain, les bureaux de réception des candidatures pour l’élection provinciale ouvriront grandement leurs portes.
Il y a deux ans, le 19 septembre 2016, plus de quarante Congolais sont morts à Kinshasa, selon les organisations des droits de l’homme, après la répression d’une marche appelée par Etienne Tshisekedi pour réclamer la convocation du corps électoral pour des élections qui étaient censées se dérouler en décembre 2016.
Si tout était mis en mouvement pour tenir le délai constitutionnel des élections, le sang des Congolais n’auraient pas coulé à flot ce jour-là et le jour suivant à Kinshasa et dans d’autres coins du pays. Voilà le regret.
Dans un pays qui a choisi la vie démocratique, une vie qui offre au peuple le plein pouvoir de désigner dans un intervalle régulier ses dirigeants, rien ne saurait excuser un rendez-vous électoral manqué. Pas même des prétextes financiers, car l’autorité budgétaire réservait chaque année, depuis 2012, 200 millions de dollars dans la loi électorale pour préparer des élections. Qui a d’ailleurs dit que gouverner, c’est prévoir ?
Tout, alors tout, ne dépendait que de la bonne volonté politique qui, malheureusement, était aux abonnés absente. Et c’est de cette bonne volonté politique que dépendra l’issue heureuse des élections qui s’annoncent enfin à la fin de l’année. Sinon, le sang risquerait de couler encore parce que les résultats des urnes seraient vivement contestés comme en 2011.
Déjà, ça s’annonce mal avec un pouvoir qui, grâce à la manipulation de la justice et d’autres institutions démocratiques du pays, s’évertue à exclure certains acteurs importants du jeu.

Des acteurs majeurs du jeu politique qui se verraient empêcher de batailler pour la présidentielle n’entretiendrait pas la paix pour la Nation. Encore moins des machines à voter contestées par certains camps politiques mais imposées jusque-là par l’organe de gestion électorale.
CN

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