Elections 2018 : Freddy Matungulu crée la plateforme Syenco

A huit mois de l’organisation des élections législatives et présidentielle fixées au 23 décembre 2018 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les états-majors politiques sont en ébullitions. Des alliances se mettent en place, se tissent aussi bien au sein de la Majorité présidentielle, qu’à l’Opposition politique congolaise où l’on pense mordicus à l’alternance à la tête du pays pour reprendre le tablier du président Joseph Kabila dont le mandat a pris fin en novembre 2016. Président du parti politique Congo Na Biso (Cnb), le professeur Freddy Matungulu Mbuyambu Ilankir a annoncé, le mercredi 21 mars 2018 au cours d’une conférence de presse au siège de sa formation politique, la création de la plateforme électorale Synergie électorale Notre Congo (Syenco). On a noté à ses côtés la présence de Wivine Nlandu, la veuve de l’ancien premier ministre sous le président Mobutu Jean Nguz A Karl-I-Bond, et d’autres acteurs politiques de l’Opposition. Et le slogan de cette nouveau regroupement politique est « Le nouveau Congo, c’est maintenant ».

« Comme vous le savez, l’actualité nationale est riche en événements divers ces derniers temps. A travers vous, je souhaite pourvoir faire connaitre mes positions sur les grandes questions d’actualité nationale. En même temps, par votre intermédiaire, j’entends répondre aux questions de nos compatriotes sur les sujets qui les préoccupent ». Ce sont les premiers mots adressés à la presse du professeur Freddy Matungulu en qualité du président du Syenco.
Et dans son allocution au peuple, il a de prime abord rappelé que près de soixante années après l’indépendance, le pays et sa population vivent dans une misère d’enfer. « Pour améliorer nos conditions de vie, nous devons remettre la patrie sur la voie du travail bien fait, du progrès. L’urgence de la refondation de la nation se passe aujourd’hui de commentaire », a indiqué Freddy Matungulu. Et d’appeler à une certaine vigilance : « Dans le contexte trouble du moment, nous devons être plus que jamais unis et respectueux de nos devoirs de patriotes, en particulier celui de participer massivement aux joutes électorales à venir. Il faut que ces élections s’organisent de façon responsable, dans la transparence et l’équité. Nous devons rester mobilisés, impliqués dans le suivi du processus électoral, et maintenir la pression sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le gouvernement pour qu’il en soit ainsi ».
Triple objectif de la Syenco
C’est dans cette perspective qu’il a annoncé la création de cette plateforme électorale. Et il a explicité : « Comme le mouvement français ‘En Marche’ de récente mémoire, la Syenco se veut un lieu de rencontre et de convergence de tous les fils et toutes les filles de la RDC capables, intègres, et prêts à se sacrifier, se remettre en cause, pour que naisse le Nouveau Congo que nous appelons de tous nos veux ». Selon le professeur Freddy Matungulu, la Syenco entend être totalement inclusive, visant à mettre au service de la nation le savoir-faire politique et technique collectif des Congolais de tous horizons politiques et de la Société civile. Elle sera le terrain national du réarmement politique et moral des nombreux congolais qui veulent se surpasser et s’investir résolument dans la reconstruction du pays. Et naturellement, la plateforme compte, au terme de la prochaine bataille électorale, conquérir le pouvoir. « Pas du pouvoir pour le pouvoir, mais l’impérium au service du souverain primaire. A tous les niveaux », a fermement indiqué le président du Syenco dont le triple objectif est de rétablir la dignité perdue de la nation congolaise, de s’assurer du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire et de lancer les travaux herculéens du développement d’une économie foret et inclusive. « Les Congolais sont fatigués de la politique spectacle et politicienne, de la politique gâteau. Le Syenco veut conquérir le pouvoir comme un sacerdoce », a-t-il signifié.
La plateforme, a assuré Freddy Matungulu, reste ouverte à ceux qui désirent s’y joindre, avant d’annoncer le dépouillement des manifestations d’intérêt le 30 avril 2018 pour d’éventuels membres qui se présenteront aux élections législatives nationales et provinciales sous la bannière de la Syenco dont la sortie officielle est fixée en mai 2018.
Lors des échanges enrichissantes avec les journalistes, Freddy Matungulu a réitéré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle, mais tout en faisant remarquer que la Syenco n’a pas l’intention de faire cavalier seul, étant prête à travailler en cohérence avec d’autres formations politiques du grand ensemble de l’opposition congolaise et trouver des réponses aux contraintes imposées par la loi électorale à ce sujet. Aussi a-t-il soutenu l’idée d’une candidature unique de l’opposition afin d’éviter les erreurs de 2011. Répondant à une question sur la machine à voter, Freddy Matungulu est resté rationnel, en s’appuyant sur la loi qui est claire à ce sujet. L’article 56 de la Loi électorale parle des bulletins de vote à mettre à la disposition de chaque bureau u centre de vote. On ne parle pas de la machine à voter, le débat n’a donc pas lieu d’être. Si l’on n’est pas capable d’appliquer la loi, l’orthodoxie veut que l’on démissionne, a sèchement tranché le professeur Matungulu, concluant au rejet de la machine à voter d’autant plus que la confiance entre les organisateurs des élections et le peuple s’est totalement émietté.
ME

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