Discours de Kabila à l’ONU : un rendez-vous manqué pour le MR de Clément Kanku

Ce parti d’opposition aurait voulu que le dernier discours du Président de la République congolais à la tribune de la 72èmeassemblée générale des Nations Unies marque les esprits, quant à la tenue des élections.

Le Mouvement pour le Renouveau (MR) a donné de la voix à travers Lucien Isekemanga, son Secrétaire Général, après le speech de Joseph Kabila du haut de la tribune de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New-York, la semaine dernière.
Il croit dur comme fer que c’est encore possible d’organiser la présidentielle qui ne nécessite pas de répartition des sièges pour être organisée. Il fait remarquer que c’est l’accord du 31 décembre qui a prolongé le pouvoir des institutions en place.
Et le pouvoir en place doit prendre des dispositions pour que le Congo ne tombe pas dans un chaos.
« Le MR souscrit à la démarche de la CENCO de refuser un troisième dialogue parce que c’est inopportun d’autant plus que l’accord du 31 décembre résout tous les problèmes qui se posent, alors que c’est encore possible de mieux faire. C’est l’application de bonne foi de cet accord. Le MR fait sienne la position de la CENCO par rapport au troisième dialogue. Au 31 décembre, la légitimité revient au peuple qui va s’assumer », a souligné Lucien Isekemanga.
Il a rappelé qu’il y a des canaux constitutionnels et légaux à partir desquels la population peut se prendre en charge. Allusion faite notamment à l’article 64 de la Constitution.
Pour lui, c’était « un discours classique » du chef de l’Etat. Si pas « un rendez-vous manqué », alors que c’était l’occasion la plus propice d’annoncer à la face du monde qu’il ne va pas briguer un troisième mandat. Il regrette également que le Chef de l’Etat ait parlé dans une salle vide. « Est-ce un désintéressement de la communauté internationale sur le Congo ou un message », s’interroge-t-il.

Redimensionnement inopportun de la Monusco
Lucien Isekemanga estime, en plus, que si une date claire de la tenue des élections était sortie de ces assises, le Chef de l’Etat aurait apaisé les esprits. Mais à la place, il a soulevé le dossier lié au redimensionnement de la Monusco alors que c’est grâce à son unité d’intervention rapide que le M23 était vaincu.
Quant au respect de la souveraineté nationale « nous disons oui, mais il faut savoir défendre cette souveraineté ». « Lorsque la RDC a souscrit aux traités internationaux, c’était une façon de céder une partie de sa souveraineté. Donc, la communauté internationale a un droit de regard sur ce qui se passe au pays. D’ailleurs, sur la même tribune, le Président de la République, parlant des contraintes pour organiser les élections, a demandé l’aide des amis de la RDC pour financer les élections. Comme pour dire, vouloir une chose et son contraire. A l’en croire, il n’y a pas ingérence parce que les Nations Unies veillent à la stabilité de la RDC », analyse-t-il.

Même la mission technique d’organisation des élections revient à la CENI, le secrétaire général du MR rappelle qu’il appartient au gouvernement de doter à cette institution des moyens..

Judith Asina

 

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