Difficile cohabitation entre le Rassop et les «combattants»

Les principaux dirigeants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) séjournent en Europe depuis quelques semaines. Motif : sensibiliser les partenaires de la République Démocratique du Congo (RDC) sur la non application de l’Accord du 31 décembre 2016. Mais sur terrain, les opposants congolais semblent ne pas entretenir de bons rapports avec leurs compatriotes de la diaspora, communément appelés « combattants ».  

Après avoir accusé la Majorité Présidentielle d’avoir multiplié des stratégies pour bloquer l’application de l’Accord dit de la Saint Sylvestre, notamment avec à la clé la nomination de Félix Tshisekedi en qualité de Premier ministre, les responsables du Rassop ont entrepris une tournée européenne. Intervenant sur les antennes de la radio Top Congo, Félix Tshisekedi a indiqué que chacun d’eux est arrivé selon son programme, mais ils ont profité de cette opportunité pour faire une réunion d’évaluation. Et cela, a-t-il ajouté, avec la participation de Moïse Katumbi, l’autorité morale du G7.
Sur place en Europe, Félix Tshisekedi et ses compères ont jugé utile d’organiser des rencontres avec les compatriotes vivant sur le vieux continent. Avec les « combattants », il était question d’échanger sur le dernier développement de la situation politique en RDC, notamment en ce qui concerne la mise en application de l’Accord du 31 décembre, mais surtout de l’Arrangement particulier.
Bruxelles : premier choc
La première rencontre entre les dirigeants du Rassop et les « combattants » devraient avoir lieu à Bruxelles, en Belgique. Alors que Delly Sessanga, le coordonnateur de la plate-forme Alternance pour la République (AR) – qui soutient la candidature – et Christophe Lutundula (G7) étaient déjà dans la salle, les autres membres n’ont pas pu avoir accès dans la salle. Raison : les « combattants » avaient pris possession des lieux et ont empêché Félix Tshisekedi et les autres membres d’accéder dans la salle. Christophe Lutundula, avait justifié l’absence du président du Rassemblement en indiquant qu’un « groupe de gens agités » avait tenté de perturber l’événement.
Proches souvent des idéaux défendus par les dirigeants de l’Opposition congolaise, les «combattants» ont curieusement lâché, ce jour-là, des slogans anti-Rassemblement. Accusant les opposants des «collabos», ils leur ont demandé d’enterrer d’abord dignement Etienne Tshisekedi qui est décédé le 1er février à Bruxelles.
Quand les « combattants » récidivent à Paris
Après la capitale belge, le Rassop a tenté de se rattraper à Paris, en France. Là aussi, les choses ne se sont passées comme prévues par les dirigeants du Rassemblement. Que s’est-il passé réellement ? « Ce samedi 6 mai, alors qu’une rencontre entre les dirigeants de cette coalition politique, dont Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, dans la capitale française à Paris, la réunion a finalement capoté », rapporte le site politico.cd, pourtant coté proche d’un membre du Rassemblement. Qualifiant les dirigeants du Rassop des « collabos » pour avoir accepté de dialoguer avec Joseph Kabila, les « combattants » vivant en France n’ont pas voulu voir les opposants congolais organiser une conférence de presse dans la capitale française. Que va faire Félix Tshisekedi et ses collègues pour rétablir la confiance avec les compatriotes de la diaspora ? That is the question.
CN

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