Les catholiques posent deux exigences à Kabila

Dans leur déclaration rendue publique le 27 novembre 2017, les Evêques catholiques, réunis au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), validaient le calendrier électoral publié le 5 novembre par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), mais conditionnaient leur soutien : que Joseph Kabila déclaré officiellement et publiquement qu’il ne sera pas candidat lors de la présidentielle du 23 décembre 2018. Ils viennent d’être suivis par les chrétiens réunis au sein du Comité Laïc de Coordination (CLC).

Dans une déclaration publiée le 2 décembre 2017, les chrétiens posent problèmes au chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila. Primo : de faire une déclaration publique qu’il ne prendra pas part à la prochaine élection présidentielle. Secundo : qu’il mette en application les mesures de décrispation politique conformément à l’Accord politique signé le 31 décembre 2016 entre les délégués de la Majorité Présidentielle et ceux du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) sous l’égide de la CENCO.
Dans le même document, les chrétiens catholiques dressent un bilan chaotique en ce qui concerne la gestion de la res publica. Dénonçant au même moment l’enrichissement illicite d’une certaine classe de privilégiés au détriment de l’ensemble de la société congolaise. Affirmant que le peuple congolais refuse que son espoir de rendre la République démocratique du Congo vivable, le Comité Laïc de Coordination CLC exige que, d’ici le 15 décembre, Joseph Kabila se déclare publiquement non partant pour l’élection présidentielle atte ndue dans un an.

Listes des préalables
En ce qui concerne le second volet de leur déclaration, les chrétiens catholiques plaident pour la libération des prisonniers politiques et le retour au pays de ceux qui vivent en exil. « La libération, sans conditions, de tous les prisonniers politiques, la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays, la fin du dédoublement des partis politiques, la libéralisation des espaces médiatiques et particulièrement de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), la réouverture des médias injustement fermés, la restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections, l’utilisation du calendrier récemment proposé par la CENI comme outil de travail pour l’élaboration d’un calendrier électoral ». Telle est la liste des préalables dressée par le CLC pour la tenue des élections libres, transparentes, apaisées et démocratiques.
Comment va réagir le chef de l’Etat, Joseph Kabila, surtout son camp politique, la Majorité Présidentielle face aux exigences des chrétiens catholiques ?

CN

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