Avortements à Kinshasa : quelles sont les vraies motivations ?

Depuis un temps, l’avortement est un phénomène fréquent dans la capitale. Cet acte est commis généralement par des jeunes filles. Mais pourquoi elles hésitent à mettre au monde ? Tentative de réponse.

Au quartier Mayimbi, dans la commune de Selembao, certains habitants témoignent que garder ou interrompre une grossesse dépend de la volonté de la porteuse. « Dans ce quartier, beaucoup de jeunes filles ont embrassé la vie sexuelle avant l’âge, témoigne un parent. Une fois qu’elles tombent enceinte, elles cherchent par tous les moyens à se débarrasse de la grossesse ».
« Pour d’aucuns, ce phénomène est consécutif à plusieurs paramètres. Le cas où l’auteur de la grossesse nie et aussi la peur de la réaction des parents. Ils existent aussi certaines filles qui avortent malgré elles, donc involontairement », témoigne une jeune fille.
« J’avais peur de le faire surtout en apprenant que certaines ont perdu la vie suite à cela. Mais j’avais beaucoup plus peur de la réaction de mon père », avoue une fille de 19 ans, 5ème des humanités. Elle affirme qu’ensemble avec l’auteur de la grossesse, ils se sont investis pour que la vérité ne soit pas connue dans leur entourage. Ils ont contacté un pharmacien qui les a prescrits des médicaments moyennant quelques billets.
« Je n’avais pas de choix parce que cette grossesse inattendue allait perturber mes études et aussi ternir mon image », ajoute-t-elle.

Nathalie Lupe/stagiaire UPN

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