Avec le FCC, Kabila défie Fatshi, Bemba, Kamerhe…

Ça y est. Le Front Commun pour le Congo (FCC), cette plate-forme électorale imaginée et créée à Kingakati, la ferme privée du chef de l’Etat, est devenue effective. La Charte constitutive de ce regroupement a été signé hier au Pullman Hôtel en présence de plusieurs chefs des partis et autres regroupements politiques qui ont accepté d’évoluer sous les ordres de Joseph Kabila, désigné Autorité morale.

A part Marie-Ange Mushobekwa (ministre des Droits humains), Lisanga Bonganga (ministre en charge des relations avec le Parlement), Oly Ilunga (ministre de la Santé), Bernard Biando (ministre de la Solidarité et Action Humanitaire) et Emery Okundji (ministre des PT-NTIC) déclarés en mission de service, tous les autres ministres issus de l’Opposition, ont paraphé l’acte constitutif du FCC.
La Charte était signée par Bruno Tshibala, Aubin Minaku, José Makila et Maguy Kiala respectivement pour le compte du Rassemblement/Kasa-Vubu, de la Majorité Présidentielle, pour l’Opposition issue du dialogue de la Cité de l’Union Africaine et pour la Société civile. Du côté personnalité, on a noté la présence de Katebe Katoto (le frère aîné de l’opposant Moïse Katumbi) lors de cette cérémonie.
Cette coalition politique électorale, a expliqué Lambert Mende, ministre de l’Information et des Médias, et membre du Bureau politique de la Majorité Présidentielle, « veut permettre à ses membres de participer sur la base d’un programme commun à la conquête démocratique du pouvoir à tous les niveaux aux prochains scrutins pour lesquels les membres de la plate-forme apporteront leurs soutiens à une candidature unique à l’élection présidentielle ».
Défi de JKK
En mettant en place cette plate-forme électorale, Joseph Kabila lance non seulement un message clair aux acteurs politiques de l’Opposition, mais lancer la bataille pour la prochaine présidentielle. Défi, parce que le chef de l’Etat vient de montrer qu’il peut mettre ses hommes au pas, voire, piocher dans l’autre camp. Défi, parce que dans l’entretemps, les opposants qui parlent de la désignation d’un candidat unique pour maximiser leurs chances de gagner la présidentielle de décembre prochain, mais surtout d’obtenir l’alternance, ne donnent pas des gages de se mettre d’accord autour d’un nom.
En effet, à presque cinq mois de la tenue des élections présidentielle et législatives provinciales et nationales, les leaders de l’opposition malgré leurs intentions de se mettre ensemble pour faire face à la MP, ne montrent que leur volonté et détermination à concrétiser leur idée. Au contraire, en lieu et place d’un discours unificateur, ce sont des déclarations orageuses entre partis et regroupements de l’opposition qui sont publiées dans les médias.
Du coup, plus d’un observateur de la scène politique congolaise ne croit plus à la volonté des opposants de se mettre ensemble, surtout de se trouver un candidat unique.

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