Accusé de coulage de Mino Congo: Dieudonné Lokadi rejette et rappelle sa probité morale

Depuis peu, le DG honoraire de la Direction générale des impôts (DGI) fait l’objet d’une sape médiatique de très mauvais goût. Accusé de coulage d’une entreprise de la place, l’ancien gestionnaire de l’administration fiscale rejette ces allégations et les qualifie de fruits des hallucinations.

Dans un article intitulé: « Alerte rouge, Le Scandale du coulage à l’entreprise Mino Congo : 300 millions de dollars partis en fumée. L’ex DG de la DGI Lokadi fortement impliqué. Où est l’enquête de Luzolo Bambi ? », paru dans un journal local, l’ex-DG de la DGI est monté sur ses quatre chevaux pour rappeler à l’ordre ses détracteurs.
Dans ces écrits comparables aux philippiques, ce tabloïd relate que des asiatiques, probablement responsables de l’entreprise ci-haut citée, aurait versé « le montant de 7 millions de dollars auprès de l’ancien Directeur Général M. Lokadi ». Une affirmation qui a « très choquée » l’intéressé au point de susciter sa réplique. « Je constate, pour le regretter, l’absence totale d’éthique et de déontologie dans le chef de l’auteur de cet article qui, sans la moindre vérification, s’illustre par des dénonciations manifestement calomnieuses et imputations dommageables en publiant des allégations dépourvues de tout fondement et n’ayant strictement aucun lien avec la réalité », a-t-il déclaré dans une forme de mise au point adressée au média concerné.

Cet ancien responsable relate que, « partant des allégations présentant comme infractionnelle une décision pourtant normale et régulière de l’administration en gonflant, pour les besoins de la cause, son montant, il est actuellement question d’une prétendue perception d’une somme d’argent », explique-t-il en faisant allusion à ce montant de 7 millions de dollars qu’il aurait perçu, d’après des accusations. Ce qui est « une nouvelle fiction », assène-t-il encore à ses détracteurs.
Dieudonné Lokadi Moga qui a géré la DGI pendant plus de 6 ans a vanté sa gestion faite de manière professionnelle. « Les rapports de nombreuses missions d’audit émanant de la Primature, de l’Inspection Générale des Finances, du Ministère des Finances, de la Cour des Comptes voire des enquêtes diligentées par des instances judiciaires durant mon mandat, prouvent à suffisance la qualité de la gouvernance mise en place qui est à l’antipode des pratiques que vous alléguez », écrit-il. Avant d’expliquer la procédure à ceux qui l’accusent injustement : « le traitement de tout dossier fiscal suit un circuit rigoureux et fait l’objet d’un examen approfondi quant au fond et à la forme par les structures compétentes. L’acte du Directeur Général intervient pour rendre officiel le point de vue de toute l’Administration, conformément aux meilleures pratiques administratives. »
Cet ancien gestionnaire pense également qu’il y a lieu de « se demander ce que vise la démarche et à quel titre un opérateur économique dont le réexamen de la réclamation contentieuse est autorisée par l’autorité compétente et instruite avec l’implication du service à l’origine de l’imposition qu’est l’Inspection Générale des Finances, verserait, on ne sait de quelle manière, des sommes d’argent au Directeur Général des Impôts. » Par conséquent, l’ex-DG a rejeté « totalement ces allégations qui ne sont, selon lui, que les fruits des hallucinations de son auteur qui verse dans des aprioris sans fondement ». Et à Lokadi de rappeler ceci : « durant mon mandat de six ans et demi à la tête de l’Administration fiscale, j’ai fait montre de professionnalisme, de technicité avérée et de probité morale dans l’exercice des fonctions qui m’étaient confiées, permettant, grâce à la collaboration de l’ensemble du personnel, de hisser la Direction Générale des Impôts à la première place des Régies financières en termes de mobilisation des recettes, avec des réalisations de l’équivalent de plus de deux milliards de dollars US en 2015 ».
Droit dans ses bottes, il dit avoir la conscience tranquille et se dit prêt à répondre de manière loyale à la gestion de l’Administration fiscale durant son mandat. Et « aucune diffamation du genre ne saurait ébranler cette sérénité », abonde-t-il.

CN

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