2018 : Félix candidat si Katumbi est recalé

Si le calendrier électoral, publié le 5 novembre 2017 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est respecté, les Congolais devront élire leur nouveau chef de l’Etat le 23 décembre 2018. A un an de ce scrutin crucial, certains partis politiques donnent de la voix quant à leurs ambitions.
Jusque-là, seul Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga s’est prononcé officiellement pour se présenter à la prochaine élection présidentielle en République Démocratique du Congo. Soutenu par les partis politiques membres de la plate-forme G7 et les leaders de la plate-forme Alternance pour la République (AR), Moïse Katumbi, bien qu’en exile en Europe depuis près de deux ans, passe pour le candidat du Rassemblement pour des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop)
.

Certes, tout le monde affirme que le Rassop n’est pas une plate-forme électorale, mais les responsables du G7 et de l’Alternance pour la République croient dur comme fer que rien n’empêchera Moïse Katumbi, bien que condamné par le Parquet de Lubumbashi, d’être candidat pour la course à la magistrature suprême.
L’UDPS en embuscade
Même si tous les dirigeants du Rassemblement semblent valider la candidature de l’ancien gouverneur du Katanga, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) n’a pas encore dit son dernier mot. Intervenant samedi 8 décembre dans l’émission « Top Presse » sur radio Top Congo, Jean-Marc Kabund, le Secrétaire général de l’UDPS n’a pas caché les ambitions de son parti.
« L’UDPS aura son candidat à la prochaine élection présidentielle », a lâché Jean-Marc Kabund, avant de rappeler que le Rassop, plate-forme à laquelle appartient Moïse Katumbi, candidat déclaré à la magistrature suprême ne s’est pas encore prononcée sur la question de la candidature unique au niveau de l’Opposition.
Indiquant que son parti n’écarte pas la possibilité de soutenir la candidature de l’ancien gouverneur du Katanga si le Rassop doit présenter un seul candidat, le Jean-Marc Kabund a expliqué que « l’UDPS en tant que parti qui lutte depuis plusieurs années, a vocation de donner le futur Président de la République ».

Volonté des combattants
Au mois de juillet dernier, les combattants de l’UDPS avaient, à la fin d’une matinée politique tenue au siège de leur parti, émis leur volonté de voir Félix Tshisekedi être candidat à la présidentielle pour le compte de l’UDPS. « Je confirme. C’est le souhait de la base de l’UDPS. La base a exprimé son désir de voir Félix Tshisekedi briguer la magistrature suprême et diriger l’UDPS… Cela sera exprimé pendant le Congrès. Je tiens à préciser que lors de la matinée politique tenue la semaine précédente, la base m’avait demandé de rapport à Félix Tshisekedi ce souhait ». Cette déclaration a été faite le 11 juillet dernier, a actaulite.cd, Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS.
Par ailleurs, le porte-parole de l’UDPS a affirmé que les membres du parti qui prendront part au Congrès (il se tiendra au cours de ce mois de décembre), ne devraient pas s’opposer à la volonté de la base. « S’il y a Congrès, comment pouvons-nous dire autre chose qui irait à l’encontre de la volonté de la base ? » s’est interrogé Augustin Kabuya, avant de préciser : « Nous étions nombreux ici ; j’ai présenté plusieurs membres, mais la base s’est prononcé sur la personne de Félix Tshisekedi ».

Candidat du Rassop ?
La leçon à retenir est que si Moïse Katumbi est recalé, Félix Tshisekedi sera le candidat que présentera l’UDPS à la prochaine présidentielle. A ce sujet, Augustin Kabuya, « la candidature de Félix Tshisekedi ne devrait pas poser problème au sein du Rassop ». « Félix Tshisekedi est actuellement le leader du Rassemblement. Il en est le président et le porte-parole. Quand nous avons fait la restructuration du Rassop, les composantes membres avaient accepté que Félix Tshisekedi soit le président. Le Rassemblement n’est pas une plate-forme électorale. Martin Fayulu, Moïse Katumbi sont candidats pour le compte respectivement de l’Ecidé et du G7. Et pour l’UDPS, c’est Félix Tshisekedi. Je ne vois pas des problèmes à ce sujet », a tranché le Secrétaire général de l’UDPS.
Une chose reste cependant sûre : Félix Tshisekedi sera désigné non seulement président de l’UDPS, mais aussi et surtout candidat à l’issue du congrès de son parti prévu d’ici la fin de ce mois de décembre.

Thomas NABOR

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